Charles Diguet

Charles Diguet

Résumé

Portrait de Charles Diguet Charles Diguet Nos amis... Les bêtes... (1896)

De par leur instinct, les animaux ont plus vite que l'enfant la notion exacte de ce qui leur est bon ou de ce qui leur est mauvais.
L'instinct de ceux-là est complet alors que notre intelligence sommeille encore.
Bien avant l'enfant, l'animal a le sentiment du temps, de l'espace, des couleurs, des bienfaits, la reconnaissance, l'entendement, le jugement, partant la faculté de comparaison. Il sait se soumettre alors que tout n'est encore que révolte dans l'enfance humaine en face de l'obstacle qui
brise sa volonté.
Source : Gallica

Portrait de Charles Diguet Charles Diguet Nos amis... Les bêtes... (1896)

Il ne faut pas sans doute sacrifier l'homme aux animaux, la vie de ceux-ci est à sa discrétion ; mais l'humanité s'étend aussi aux bêtes. Les uns aiment les animaux à ce point qu'ils laisseraient souffrir une pauvre créature, plutôt que de priver leur chien ou leur chat d'une friandise ; d'autres au contraire en font des martyrs de chaque jour, de chaque heure. Les uns sont aussi abominables que les autres. Il y a une manière de traiter les animaux comme ils le méritent, c'est de les placer immédiatement après l'homme.
Source : Gallica

Portrait de Charles Diguet Charles Diguet Nos amis... Les bêtes... (1896)

J'ai dit en commençant que le commerce des bêtes rend l'homme meilleur. Enfant, c'est par elles qu'il apprend la joie et la tristesse, et que son coeur s'ouvre à la compassion. Ne sont-elles pas touchantes les premières larmes qu'il verse sur l'oiseau ou l'animal associé à ses jeux, enlevé subitement à son affection? Les animaux sont ses éducateurs, ils initient sa jeune âme à l'amitié, au renoncement à soi-même, à l'obéissance.
Source : Gallica

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