Résumé

Alfred Barbou Le chien : son histoire, ses exploits… (1938)

La chasse au chien d'arrêt plaît aux hommes silencieux et qui n'aiment point le bruit. Ils s'en vont avec leur compagnon, d'un pas tranquille, ne laissant pas échapper un sillon, une touffe d'herbe, un accident de terrain insignifiant sans les fouiller du regard, sans y mettre le pied ou le canon du fusil, tandis que, à quelques pas, attentif, concentrant toute son intelligence, le chien, la tête haute, s'en va, éclaireur vigilant, prêt à marcher au plus petit geste, à droite, à gauche, en avant ou en arrière.
Source : Gallica

Alfred Barbou Le chien : son histoire, ses exploits… (1938)

Tampon était admirablement dressé :
« Tampon, qu'est-ce que fait ton maître à l'exercice ? » lui demandait-on. Et le chien bâillait à se décrocher la mâchoire.
« Tampon, quand on marche à l'ennemi, comment fait-on ? » L'animal faisait un bond, saisissait le premier objet venu, et le déchirait à belles dents.
« Que fait l'ennemi ? »
Aussitôt Tampon baissait la queue et les oreilles, prenait un air piteux, rampait et s'allait cacher dans un coin.
On a vu des chiens savants jouer aux dominos, à l'écarté, faire des additions, des soustractions, des multiplications.
Source : Gallica

Alfred Barbou Le chien : son histoire, ses exploits… (1938)

Dans l'arène le sang a rougi le sable. Les bull-dogues s'acculent, s'élancent, attaquent tour à tour. La magie du mouvement met en relief, tantôt une patte qui se lève, tantôt une mâchoire qui s'ouvre. Les reins se creusent, les arrière-trains se tordent, les têtes se jettent de côté en montrant les dents. Enfin un des chiens vaincu halette sur la poussière ; son flanc bat, son œil est éteint. Il s'agit de faire lâcher prise au vainqueur ; le maître de ce dernier se penche et lui saisit la queue entre ses dents. Le chien grogne, il remue, mais il ne recule pas.
Source : Gallica

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