Résumé

Eugène Gayot Le Chien, histoire naturelle, races d'utilité et d'agrément… (1867)

Mais le chien par cette supériorité que donnent l'exercice et l'éducation, par cette finesse de sentiment qui n'appartient qu'à lui, ne perd pas l'objet de sa poursuite ; il démêle les points communs, délie les nœuds du fil tortueux qui seul peut y conduire ; il voit de l'odorat tous les détours du labyrinthe, toutes les fausses routes où l'on a voulu l'égarer ; et, loin d'abandonner l'ennemi pour un indifférent, après avoir triomphé de la ruse, il s'indigne, il redouble d'ardeur, arrive enfin, l'attaque, et, le mettant à mort, étanche dans le sang sa soif et sa haine.
Source : Gallica

Eugène Gayot Le Chien, histoire naturelle, races d'utilité et d'agrément… (1867)

Un jour donc que vous aurez rapporté de la chasse une bête morte, petite ou grosse, lièvre, lapin ou chevreuil, donnez-la aux moutards. Ils vont la flairer, la fouler aux pieds, en connaître et, comme l'ogre du conte, sentir la chair fraîche. Alors ils s'animeront. En eux déjà naîtra la soif du sang, leurs yeux prendront de l'éclat, ils mordilleront, car ils ne peuvent encore mordre; l'odeur du gibier les a changés, transformés ; ils ont, dès à présent, la physionomie de l'emploi ; ces conscrits à la mamelle ont déjà quelque chose du héros.
Source : Gallica

Eugène Gayot Le Chien, histoire naturelle, races d'utilité et d'agrément… (1867)

Le chien sans nom, sans caractères, sans race est partout : il est à la ville et au village, à la ferme, gardien vigilant, compagnon sûr, ami fidèle et dévoué ; il ne cherche pas de condition, il accepte franchement celle que le destin lui envoie et y demeure inviolablement attaché, faisant sien tout ce qui appartient au maitre pour le défendre au profit de ce dernier. Il se mêle à tout et à tous, voit et observe utilement, ne dormant que d'un œil, attentif au moindre bruit, ne faisant défaut à rien.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature