Résumé

Adrien Léonard Essai sur l'éducation des animaux… (1842)

Il peut mourir, il est vrai, d'une autre maladie, mais il ne guérit pas de la rage; ce symptôme ne sert donc que pour l'animal malade, et nullement pour les inductions que l'on peut avoir à tirer de ses morsures.
On doit mettre au rang des choses douteuses l'indice que l'on croit tirer de ce qu'un chien mange ou refuse un morceau de viande que l'on a frotté des liquides fournis par un chien mort suspect. Si le chien mange cette viande, c'est, dit-on, que celui qui est mort n'était pas enragé, s'il la refuse en hurlant et en reculant, c'est un signe que la rage a précédé la mort.
Source : Gallica

Adrien Léonard Essai sur l'éducation des animaux… (1842)

Un bon chien dressé est l'instrument le plus utile qu'on puisse désirer ; c'est à le choisir et à l'instruire que doit se borner toute l'ambition du chasseur. Il faut d'abord qu'il apprenne à discerner son caractère en en faisant l'étude. Le penchant naturel des chiens est souvent l'obéissance et la docilité ; ordinairement lorsque leur
éducation est imparfaite, manquée, il ne faut s'en prendre qu'à la maladresse ou à la brutalité des chasseurs. Quel animal plus que le chien est-il capable de profiter des leçons qu'on lui donne ? Combien son instinct est admirable !
Source : Gallica

Adrien Léonard Essai sur l'éducation des animaux… (1842)

Mais un fait que je reconnais c'est que, si l'animal n'attache aucune signification propre aux mots que l'homme prononce, la mémoire développée par la crainte et l'instinct de conservation peut lui faire attacher à ces mots un souvenir quelconque et plus particulièrement d'un châtiment reçu. Cela est tellement vrai qu'il n'est pas même besoin, en prononçant ces mots, de s'adresser à l'animal d'une manière bien directe ; on réveille facilement en lui ce souvenir en les prononçant avec indifférence et comme faisant corps avec les phrases d'une conversation privée.
Source : Gallica

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