Jean-Baptiste-Jacques Le Verrier de La Conterie

Résumé

Jean-Baptiste-Jacques Le Verrier de La Conterie L'école de la chasse aux chiens courants (1932)

Sans le chien, l'homme ne pouvait prétendre à cette conquête parce que la plupart des animaux ont plus d'agilité, plus de vitesse plus de force, même plus de courage que l'homme. La nature les a mieux munis, mieux armés ; ils ont aussi les sens, et surtout l'odorat plus parfait. Avoir donc gagné une espèce courageuse et docile comme celle du chien, c'est avoir acquis de nouveaux sens et les facultés qui nous manquent ; c'est avoir trouvé de grands et d'éternels moyens de vaincre ; c'est en un mot, avoir immortalisé le chasseur et l'art de la chasse.
Source : Gallica

Jean-Baptiste-Jacques Le Verrier de La Conterie L'école de la chasse aux chiens courants (1932)

Alors le malheureux a la bouche noire et sans écume ; il cherche les brèches ; il bronche, il chancèle, il suit les chemins sans, pour ainsi dire, ruser ; il fait de grandes glissades ; il donne des os en terre et n'appuie que du talon, ce qui le fait aller la jambe fort ouverte. Voilà le doux et gracieux moment de la chasse pour les chiens et les piqueurs : pour les chiens, que l'espoir de la curée rend aussi frais que s'ils venaient d'être découplés ; pour les piqueurs, qui, par nombre de fanfares, annoncent à l'étranger l'hypothèque que le pied du cerf leur donne sur sa bourse.
Source : Gallica

Jean-Baptiste-Jacques Le Verrier de La Conterie L'école de la chasse aux chiens courants (1932)

Dès que le son du cor ou la voix du chasseur a donné le signal de la chasse qu'il s'agit de faire, brillant d'une ardeur nouvelle, le chien marque sa joie par les transports les plus vifs ; il annonce par ses mouvements et par ses cris l'impatience de combattre et le désir de vaincre. Si son maître lui confie l'office de limier, tout à coup le silence succède à ses sons éclatants ; il va pour marcher, puis s'arrête la tête plus basse que haute, les yeux immobiles et l'air pensif ; ensuite il part subitement et travaille avec attention à découvrir son ennemi.
Source : Gallica

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