“ De temps en temps, ces bêtes s’arrêtent, secouent leur fanon baveux, fixent les étables de leurs gros yeux humides, tendent le cou et meuglent avec une inquiète voix rauque. La volaille passe encore la pleine journée dehors. Les poules mettent un mouvement coloré sur le sol jauni de fumier, devant les étables et les granges où elles grattent, remuent et caquettent sans cesse. ”
Volaille
Définition et enjeux
La volaille désigne les oiseaux domestiques élevés pour leur chair, leurs œufs ou leurs plumes, notamment les gallinacés et les palmipèdes. Les auteurs comme Charles-Émile Jacque soulignent leur rôle dans les tables fastueuses, tandis que François Rozier met l’accent sur les pratiques agricoles traditionnelles. Les textes de J.
Allibert évoquent les économies d’élevage en libre circulation, illustrant une diversité d’approches, des enjeux sanitaires aux aspects culinaires. La France, première productrice européenne, révèle une dynamique liée à l’agroalimentaire, avec des labels comme le Label Rouge. La volaille, entre rusticité et industrialisation, demeure un pilier de l’alimentation humaine.
Citations sur la volaille
Nouvelle cuisinière canadienne
“ Tourte de volaille. — Quelque espèce de volaille que vous employiez, coupez-la en deux, ou davantage, faites-la blanchir et passez au beurre avec sel, poivre, épices, fines herbes et un bouquet garni, puis dressez-la sur l’abaisse de votre tourte. Les abattis de volaille se préparent de même. Tourte de gibier. — Le lièvre se désosse avant de l’employer, mais on se contente de rompre les os du lapin ; l’un et l’autre se coupent par membres. ”
“ Jeune marchand de volaille aux manches retroussées et vous qui vendez des poissons et avez des écailles aux bouts des doigts, ils promettent vos poignets épais. Vos mâchoires de carnivores se plantent dans n’importe quelle viande, mordillent n’importe quel épiderme à plaisir. ”
Charles Dickens,
Vie et aventures de Martin Chuzzlewit
“ Le rôti de volaille, la principale pièce de résistance, car elle se composait d’une dinde au haut bout, d’une paire de canards au bas bout, et de deux poulets au milieu, disparut avec autant de rapidité que si chacun de ces volatiles avait fait usage de ses ailes pour s’envoler, par un effort désespéré, au fond d’un gosier humain. ”
Antoine Beauvilliers, Le nouveau Cuisinier royal, ou Traité complet de l'art culinaire… (1835)
“ Quenelles de volaille. Pilez dans un mortier quelques blancs de volaille après en avoir soigneusement extrait la peau et les nerfs; passez dans un tamis l'espèce de purée qui en résultera. Faites tremper dans du lait une égale quantité de mie de pain, pressez-la et mettez-la dans le mortier avec autant de beurre; pilez ces deux choses ensemble, puis ajoutez-y la chair de volaille , et pilez de nouveau. Lorsque le tout est bien mêlé, ajoutez encore quelques jaunes d'œufs, sel, poivre, muscade, pilez encore, fouettez quelques blancs d'œufs, mêlez-les au reste, et continuez de piler. ”
Charles-Émile Jacque,
Le Poulailler
“ La production assurée des grands animaux a fini par établir et fixer des cours, tandis que les produits en volaille de premier choix, comme taille et qualité, sont et seront encore longtemps destinés aux tables somptueuses, qui se les disputent à prix d’or. ”
Bathild Bouniol, Les rues de Paris
“ Plus de lait, plus d’œufs, plus de légumes frais quand les autres vont s’épuisant tous les jours comme la viande de cheval, d’ânon, de mulet ; quand la volaille devient un mythe, les gourmets ayant peine même à prix d’or [1] à se procurer un chat maigre ou quelque rat d’égoût. ”
Alfred Russel Wallace,
La Sélection naturelle
“ Dans le mouton, nous obtenons la viande, la graisse et la laine ; dans la vache, le lait ; dans le cheval, la grandeur, la couleur, la force et la vitesse ; dans la volaille, nous avons produit presque toutes les variétés de couleur, de curieuses modifications dans le plumage, et la capacité de pondre en toute saison. ”
J. Allibert, Guide de l'éleveur de poules, poulets… (1855)
“ Au contraire, avec la volaille libre dans les cours, dans les rues des villages, se nourrissant de grains et de graines perdus, d'herbe fine, de racines, d'œufs d'insectes, de vermisseaux, de viande même, toutes substances sans valeur, les produits ne coûtent presque que le soin de les récolter. ”
Catherine de Bonnechère, La cuisine du siècle : dictionnaire pratique des recettes culinaires et des recettes de ménage… (1900)
“ Pour rendre tendre une vieille volaille, mettez-la tremper à l'eau froide pendant vingt-quatre heures, avec quelques poignées de cendre, lavez, plumez, videz, attendez encore vingt-quatre heures; liez-la, faites bouillir un quart d'heure dans un pot-au-feu. Retirez votre volaille, piquez et embrochez quand elle est cuite à moitié, arrosez-la de beurre très chaud. Choix des pigeons, pluviers, grives, mauviettes, etc. Les pigeons nouveaux ont le croupion gras et plein ”
Auguste Escoffier,
Le guide culinaire
“ Pochage de la Volaille. — Étant farcie, piquée ou cloutée, si elle doit l’être, mais bardée dans tous les cas, mettre la volaille dans un ustensile de grandeur juste suffisante pour la contenir, et la mouiller à couvert d’excellent fonds blanc préparé à l’avance. Faire prendre l’ébullition ; écumer, couvrir, et continuer la cuisson en tenant le liquide à la température indiquée ; c’est-à-dire en frémissement à peine visible, ce qui est suffisant pour assurer la cuisson de la volaille par une pénétration progressive du calorique. ”
La cuisine pour tous : A. B. C. pratique à l'usage des ménagères (1881)
“ C'est une manière d'accommoder la desserte de volaille. Mettez dans un roux blanc, persil, échalotes hachés, ajoutez aussi champignons hachés, sel et poivre, mouillez de vin blanc et de bouillon, mettez-y mijoter, pendant un quart d'heure, vos débris de volaille, et servez après avoir dégraissé, avec un entourage de croûtons. ”
W. Maigne, Nouveau manuel complet de l'alimentation… (1865)
“ Quand ils sont ainsi'tués et plumés, on les enveloppe,tout chauds encore, dans un linge fin trempé dans du lait; on coud aussitôt en serrant un peu, de façon à donner à la volaille une forme ovale allongée, flatteuse à l'œil, avantageuse à la vente, et qui sert de guide aux amateurs qui tiennent à être sûrs des provenances. ”
François Rozier,
Cours d’agriculture
“ C’est auprès de ce toit que deux ou trois fois par jour on rassemblera la volaille, pour lui jeter du grain & tout ce qu’on voudra lui donner, comme racines & herbes potagères, fruits de rebut cuits ou crus, &c. ”
Henri Legrand, La nourriture de l'enfance, menus et recettes (1910)
“ Beurrer les moules et les remplir aux 2/3, cuire à four modéré. 264. Purée de volaille (à partir de 7 ans) . — Hacher très fin et passer au tamis la viande de poulet ou de pigeon rôtie ou cuite à l'étuvée. Mettre au bain-marie avec beurre, jaune d'œuf et crème de lait; chauffer jusqu'à 70° en agitant sans cesse. 265. Croquettes de volaille (à partir de 7 ans) . — Mélanger en les travaillant les chairs d'une volaille, quelques pommes de terre bouillies et passées, œufs et sel. De cette pâte former des boulettes régulières et les jeter dans la friture bouillante. ”
Théodore Chevalier, Manuel d'agriculture, à l'usage des écoles primaires du département de l'Allier (1858)
“ On ajoute plus tard à leur nourriture des criblures de grain et des pommes de terre écrasées. Pour engraisser la volaille, il faut la priver de sa liberté, placer les mues ou épinettes dans lesquelles on la tient, dans un lieu propre, tranquille et obscure , où la température est tiède et égale. Il faut gorger la volaille d'une nourriture préparée avec de la farine de sarrasin, de maïs, etc., et pour cela introduire avec le doigt les pâtons ou boulettes dans le gosier de l'animal. 334. Le dindon est un peu plus difficile à multiplier et à élever que la poule. ”
J. Allibert, Guide de l'éleveur de poules, poulets… (1855)
“ A mesure que la volaille sera plus confinée ou concentrée en plus grand nombre sur un espace restreint, la nourriture distribuée devra être plus abondante, plus variée, et représenter surtout les éléments de l'alimentation naturelle qui manquent sur le terrain que la volaille occupe. Si, enfin, elle est confinée dans une basse-cour nue, dépourvue de fumiers, de gazon, d'arbres, il faut lui fournir une ration complète, constituée autant que possible avec les trois séries alimentaires, grains, verdure et matières animales, au moins avec les deux premières, grains et racines. ”
Sylvanus Stall,
Ce que tout homme marié devrait savoir…
(1905-1915)
“ Les éleveurs d'oiseaux, de pigeons et de volailles ont obtenu, dans leurs départements, les mêmes résultats. Ceux qui s'occupent de l'élevage de la volaille peuvent, à leur gré, obtenir pour la table des volailles dont le corps soit bien développé et engraissé, ou des volailles plus petites, mais bonnes pondeuses. ”
Auguste Desrez, Science du bien vivre, ou Monographie de la cuisine envisagée sous son aspect physique… (1845-1846)
“ Demi-glace de volaille. Mettez dans une marmite cinq livres de bœuf, trois livres de veau , trois vieilles poules, des débris de volailles crus ou cuits, remplissez de bon bouillon ; faites bouillir, écumez. ajoutez deux carottes, autant d'ognons, clous de girofle, un bouquet, quelques pelures de champignons ; quand la viande sera cuite, passez le consommé au tamis, dégraissez, clarifiez à l'œuf, passez à la serviette et faites réduire à sirop en écumant, puis mettez au bain-marie. ”
Ferdinand Grandi,
Les nouveautés de la gastronomie princière
(1866)
“ Jetez le tout dans un litre et demi d'un fort consommé au goût de gibier parfaitement clarifié. Vous servirez dans une saucière une demi-glace avec des rognons de chapons. SUPRÊMES DE VOLAILLE A LA LUCULLUS. Préparez à l'ordinaire des suprêmes de volaille auxquels vous laisserez l'os de l'aile. Vous traiterez vos suprêmes dans un sauté de manière que l'os des deux côtés reste bien détaché du filet. Prenez trois langues de veaux, préparez-les et braisez-les. Mettezles ensuite à la presse pour leur donner la forme d'une couronne et laissez-les dans une casserole pour les tenir chaudes. ”
Auguste Debay, Hygiène alimentaire : histoire simplifiée de la digestion des aliments et des boissons… (1860)
“ Les viandes de boucherie sont succulentes ; le gibier est toujours abondant ; les faisandeaux, les tourtereaux et les jeunes ramiers, complètent la série du gibier qui est la même que celle d'octobre. La volaille est excellente, poulardes, pigeons, canards, canetons, pintades et oies grasses; poulets, jeunes dindons, etc., sont arrivés à point pour être embrochés. La mer fournit le turbot,-le saumon,—les soles, — la raie,— le merlan,— le rouget,— les limandes, — les maquereaux,- la lotte, - le bar - et la vive. ”
Charles-Émile Jacque,
Le Poulailler
“ Les œufs sont, après la viande, le produit le plus important de la volaille ; ils constituent un aliment à la fois agréable, salubre et très-nutritif. Le blanc et le jaune d’œuf sont séparément employés dans quelques industries. ”
Émile Bernard, La cuisine classique : études pratiques… (1868)
“ Potage purée de volaille à la Jussienne. Avec les chairs crues de 2 volailles, préparez une farce à quenelle, mais avec moitié moins de panade qu'à l'ordinaire; versez-la dans un moule à timbale beurré, couvrez-la avec un papier beurré, faites-la pocher au bainmaric. Quand elle est raffermie, déposez-la dans une terrine ou dans un mortier pour la broyer, délayez-la avec 3 litres de fonds à potage de volaille, puis passez le liquide à l'étamine, chauffez-le pour le lier avec quelques jaunes d'œuf étendus à la crème ”
Gauthier, Le petit cuisinier de la ville et de la campagne… (1827)
“ PRENEZ le foie et la graisse de la volaille ; hachez-les avec une rouelle de porc ou de veau, ou bien avec du filet de bœuf et du gras de lard; hachez du persil et de l'oseille que vous mêlerez avec votre farce, ajoutez-y un peu de crème, du poivre et du sel ; emplissez ensuite votre volaille de cette farce, et mettez cuire, entre deux feux, cette volaille entourée de rouelle de bœuf. Quand le tout est roussi, vous le mouillez avec un pochon de bouillon gras , et vous le servez avec le jus qui aura été dégraissé. Une poitrine de veau peut se farcir de même que la volaille. ”
Alphonse Gobin, Traité des oiseaux de basse-cour… (1874)
“ Cette pratique a pour but de conserver à la volaille la forme cylindrique qu'on lui a imposée, le fouet de l'aile plié le long du corps en dessous du bras et les tarses appliqués contre l'abdomen, en avant, les cuisses étendues en arrière; de blanchir et de chagriner la peau, qui paraît ainsi plus fine. Les pâtissiers, charcutiers, marchands de comestibles, restaurateurs, maîtres de grands hôtels, sont d'ordinaire les meilleurs acheteurs en gros et les commissionnaires les plus avantageux des engraisseurs. ”
Léon Coste de Lagrave, Sanatorium-école. Hygiène alimentaire du tuberculeux… (1907)
“ Le poulet, comme aliment, est un animal des plus utiles et des plus avantageux. Aucun inconvénient et tous les avantages. Chair tendre, savoureuse, délicate, et digestion facile. C'est la volaille la plus exquise. ”
Auguste Escoffier,
Le guide culinaire
(1903)
“ La poularde pochée à blanc. Lever et réserver les filets, et supprimer les os de l'estomac. Garnir le vide d'une mousse de volaille additionnée d'un quart de purée de foie gras, et en le dressant en dôme de façon à rendre la forme primitive à la volaille Détailler les filets en escalopes minces et longues ; les chaud-froiter à blanc, et les rapporter sur la mousse en les chevalant légèrement. Décorer avec détails de truffes ; lustrer à la gelée et dresser en coupe. Entourer de gelée fondue, et dresser sur bloc de glace. ”
Julien Lemer, Le livre des classiques de la table… (1852)
“ Ainsi améliorée, la volaille est pour la cuisine ce qu'est la toile pour les peintres, et pour les charlatans, le chapeau de Fortunatus ; on nous la sert bouillie, rôtie, frite, chaude ou froide, entière ou par parties, avec ou sans sauce, désossée, écorchée, farcie, et toujours avec un égal succès. Trois pays de l'ancienne France se disputent l'honneur de fournir les meilleures volailles; savoir : le pays de Oux, le Mans et la Bresse. Relativement aux chapons, il y a du doute, et celui qu'on tient sons la fourchette doit paraître le meilleur ”
Guides Nilsson. Guide remboursable de Paris… (1910)
“ A gauche de la voûte principale, les fruits, les légumes et les fleurs ; plus à gauche, les poissons, les beurres et oeufs ; encore plus à gauche, la volaille, le gibier, les fruits et enfin les fromages,... qui se devinent de loin. En s'adressant au Bureau du gardien municipal des Halles, on peut visiter les sous-sols, qui sont de véritables magasins où se préparent les victuailles. On y tue les volailles par milliers, on y « gave » les pigeons que l'on égorgera dans quelques jours ”
Auguste Escoffier,
Le guide culinaire
“ Consommé Floréal. — Consommé de volaille clair. Garniture : Carottes et navets taillés à l’emporte-pièce, forme « marguerite » et de 3 millimètres d’épaisseur, cuits au Consommé et tombés à glace ; petits pois, pointes d’asperges ; petites quenelles en farce de volaille finie à la purée de pistaches, couchées en forme de petites feuilles allongées, ou de formes différentes ; pluches de cerfeuil. Consommé à la Florentine. — Consommé de volaille clair. Garniture : Petites quenelles en farce de volaille, et de forme oblongue. ”
Alfred Becquerel,
Traité élémentaire d'hygiène privée et publique…
(1864)
“ Lorsqu'elle est grillée, elle est dans les conditions les plus favorables; on peut même la considérer comme meilleure que lorsqu'elle est rôtie; bouillie, sa faculté digestive diminue. Les parties de la volaille les plus tendres sont celles dont l'animal se sert le moins : telles sont les ailes. ”
Jacques Bujault, Oeuvres de Jacques Bujault,... (1845)
“ La volaille , les cochons , la laiterie sont confiés aux femmes ; ce sont dans une ferme des articles importans. Combien de ménagères ignorent que les poules et les pigeons ne pondent que jusqu'à quatre ans. Elles nourrissent de la volaille sans profit. ”
André Thouin,
Cours d’agriculture
“ On nourrit aussi la volaille, dans quelques parties du Nord, avec les jeunes feuilles du bouleau ; on les conserve, après les avoir fait sécher dans des fours ou dans des étuves ; et on les donne aux poules, aux oies et aux canards, en les mélangeant avec d’autres nourritures. Il nous seroit aussi facile qu’avantageux d’employer au même usage une grande quantité de plantes que nous laissons perdre habituellement. ”
J. de Riols, La cuisinière universelle : nouveau livre de cuisine contenant l'art d'utiliser les restes (1883)
“ VOLAILLE (MAYONNAISE DE) . Entrée. Dépecez une volaille rôtie et refroidie; dressez-la sur un plat creux en entremêlant les morceaux de coeurs de laitues, oeufs durs coupés par tranches, filets d'anchois, cornichons, anchois, fines herbes, et versez sur le tout une sauce mayonnaise. (V. Sauce.) VOLAILLE (SALADE DE) . Entrée. Dressez la volaille rôtie et refroidie, comme il est dit à l'art icle précédent et avec tous es ingrédients qui y sont mentionnés, excepté la magnonnaise. ”
J. de Riols, La cuisinière universelle : nouveau livre de cuisine contenant l'art d'utiliser les restes (1883)
“ Il ne faut tuer la volaille qu'après qu'elle a été un certain temps sans manger. Dès qu'elle est tuée, il faut la plumer toute chaude, la battre sur l'estomac, lui coucher les pattes, sur le ventre, et la laisser mortifier quelques jours, suivant les endroits ou la saison; et cela dans un lieu frais, le dos de la volaille exposé à l'air, c'est-à dire l'estomac en dessous. ”
Jules Breteuil, Le cuisinier européen : ouvrage contenant les meilleures recettes des cuisines française et étrangères… (1863)
“ Désossez complètement une volaille jeune et tend mais qui n'a pas été trop fortement engraissée. Si vo avez à mettre en pâté une poularde ou un chapon tr' chargé de graisse, ne manquez pas de retrancher, < désossant la volaille, la plus grande partie de la grais dont elle est tapissée à l'intérieur. ”
Mademoiselle Madeleine, La parfaite cuisinière bourgeoise… (1863)
“ Pour barder les volailles, on couvre le plastron d'une bande de lard qu'on attache avec une ficelle. On embroche les pièces en long, c'est-à-dire qu'on entre la broche par l'ouverture du derrière et qu'on la fait sortir par le cou; on fixe à l'aide d'un hatelet qui traverse les cuisses et le croupion; on équilibre le poids de manière que la broche tourne régulièrement et sans soubresauts. COMMENT RECONNAIT-ON LA BONNE VOLAILLE La volaille vieille est généralement raccourcie et couverte sur le derrière d'une graisse jaunâ- tre ”
