Gustave Flaubert,
Œuvres de jeunesse
“ Et si tu arrivais à ne voir dans l’infini qu’un vaste néant? Va, laisse celui qui a fait tous les grains de poussière brillants, il a maintenant pitié de son œuvre, il s’inquiète peu si le vermisseau mange et s’il meurt; il est là-haut, bien haut sur nous tous, il s’étend sur l’immensité, il la couvre de sa robe comme un linceul de mort, et il regarde les mondes rouler dans le vide; il est seul dans cette immobile éternité; il était grand, il a créé, et sa création est le malheur. ”
