Paul de Musset,
Femmes de la Régence, par Paul de Musset…
(1841)
“ Les amants ont de ces instincts profonds et secrets qui les avertissent vaguement des maux que l'avenir prépare. Sans reconnaître encore ce qui était survenu dans l'âme de sa maîtresse, M. de Savoie était frappé de mille petits changements aux manières, aux paroles de madame de Verrue, et jusque dans le Son de la voix, car il s'opère comme une transformation générale dans une personne d'où l'amour se relire, aussi bien que dans celle dont il devient le maître. Le prince partit seul pour Chambéry, le coeur fort oppressé, avec l'idée qu'il ne reverrait peut-être jamais Jeanne de Luynes. ”
