La Princesse de Clèves

Définition et enjeux

Portrait de Henry Bordeaux Henry Bordeaux Revue des Deux Mondes

Un roman n’est pas historique pour une description exacte de quelque bal de cour ou de quelque tournoi. Il ne peut l’être que par la transcription du décor et des caractères. Où, dans la Princesse de Clèves, aperçoit-on le ciel tragique du XVIe siècle ? Et quant aux caractères, ils sont tous faussés, non seulement le piteux prince de Clèves, qui n’a certes rien d’un François de Lorraine, non seulement la princesse, qui ressemble si peu à la remuante duchesse de Guise, mais encore Nemours lui-même.
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Eusèbe Girault de Saint-Fargeau Revue des Romans

LA PRINCESSE DE CLÈVES, ou les Amours du duc de Nemours avec cette princesse, in-12. Hollande, Elzevier, 1678. — « La Princesse de Clèves, dit Voltaire, dans son Siècle de Louis XIV, fut le premier roman où l’on vit les mœurs des honnêtes gens et des aventures naturelles, décrites avec grâce. Avant Mme de la Fayette, on écrivait d’un style ampoulé des choses peu vraisemblables. »
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Portrait de Charles de Mazade Charles de Mazade George Sand, ses Mémoires et son Théâtre

Elle n’aurait jamais eu, je pense, cette délicatesse et cette grâce suprême qui ont fait de la Princesse de Clèves une des plus charmantes peintures de la passion dans une société de gentilshommes; elle eût été le conteur plus large, plus libre, plus saisissant d’une société si complètement transformée. Sans avoir moins d’esprit que bien des femmes du XVIIIe siècle, elle aurait eu plus d’éloquence, plus de génie inventif et créateur.
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