Victor Cherbuliez,
Revue des Deux Mondes
“ Et c’est dans l’une de ces cours que le Tassé a vécu et s’est formé ; c’est là qu’il a vu passer-devant lui, le long d’une allée d’orangers, Herminie et Tancrède ; c’est là qu’il a appris à peindre des preux doués d’humanité et d’urbanité, deux beaux mots latins ressuscites par la renaissance, et si sa muse a revêtu l’âme humaine d’une beauté délicate et exquise dont aucun poète n’a su lui dérober le secret, grâces en soient rendues à la fois à son génie et à son siècle ! Mais tout se paie, et l’air qu’il respira à la cour de Ferrare versa du même coup dans son sein l’inspiration et la folie. ”
