Gaston Rageot,
La Beauté ; essai d'esthétique historique
(1924)
“ Il y a, en effet, dans la passion telle que nous l'avons vue, quelque chose de trop frénétique pour qu'on n'ait pas cherché à l'envelopper, à la pacifier, à la poétiser, à la transformer, en un mot, en sentiment. Où cela pouvait-il mieux se faire que dans la brume germanique, dans une âme comme celle de Schumann, en qui le rêve a été la source constante d'émotion et de pathétique? Les Amours du Poète chantent l'amour, mais quel amour? L'amour qui rêve, qui espère, l'amour fait de respect dans ses débuts, de pardon et d'indulgence dans son développement, de pitié dans sa fin. ”
