Jean Dornis,
Essai sur Leconte de Lisle
“ En écrivant au recto et au verso il put loger, dans cette place liminaire une pièce devers, dont la funèbre beauté s’éclaire, de ce commentaire de vie, comme d’un rayon suprême. Bien au-delà « des Ans multipliés, » du « vertige des temps, » le poète suppose que, sur la terre nue, détruite, il erre, seul, en esprit « reste de l’éphémère et vaine humanité », hôte du vide sans fin. Et, dans cette solitude, qui n’a plus de bornes, au sommet d’une montagne, il a la vision d’une figure spectrale, auguste, qui, d’un regard inerte, couve : « L’univers mort, couché sous le désert des cieux. » ”
