Résumé

Portrait de Jean Dornis Jean Dornis Essai sur Leconte de Lisle

En écrivant au recto et au verso il put loger, dans cette place liminaire une pièce devers, dont la funèbre beauté s’éclaire, de ce commentaire de vie, comme d’un rayon suprême.
Bien au-delà « des Ans multipliés, » du « vertige des temps, » le poète suppose que, sur la terre nue, détruite, il erre, seul, en esprit « reste de l’éphémère et vaine humanité », hôte du vide sans fin. Et, dans cette solitude, qui n’a plus de bornes, au sommet d’une montagne, il a la vision d’une figure spectrale, auguste, qui, d’un regard inerte, couve :
« L’univers mort, couché sous le désert des cieux. »
Source : Wikisource

Portrait de Jean Dornis Jean Dornis Essai sur Leconte de Lisle

Il croit que sa vie d’amour est finie, que les élans qui pourront traverser encore son cœur d’homme n’auront plus le pouvoir d’atteindre son intime détachement.
Dans cette sagesse où il vit, sans amertume, avec un sourire de demi-ironie sur les lèvres. Il a désormais une compagne dévouée et tendre : cette jeune fille qu’il a autrefois rencontrée dans un cercle intime et qui est devenue Mme Leconte de Lisle. Autour de la vie austère du poète, elle fait rayonner de la grâce, et cette merveilleuse vertu du désintéressement, qui n’est pas moins éclatante chez les amoureuses que chez les saintes.
Source : Wikisource

Portrait de Jean Dornis Jean Dornis Essai sur Leconte de Lisle

Mais, si ému que soit le jeune créole de ces grâces initiales du jour, Ie Soleil lui sera toujours plus cher que les roses clartés qui l’annoncent. Et, comme si le poète et son Dieu favori, se renvoyaient le bienfait en échange de l’adoration, c’est par la glorieuse description des splendeurs de Midi que le poète de Bourbon entre dans la renommée :
« ... Midi, roi des étés épandu sur la plaine,
Tombe en nappes d’argent des hauteurs du ciel bleu.
Tout se tait. L’air flamboie et brûle sans haleine ;
La terre est assoupie en sa robe de feu. [11] »
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature