Claude Anet,
Les roses d'Ispahan: La Perse en automobile à travers la Russie et le Caucase
(1907)
“ Nous avons vécu à Ispahan une semaine inoubliable. Nous emmenions deux jeunes femmes avec nous, ou plutôt nous emmenaient-elles, tant étaient vifs leur enthousiasme, leur gaîté, leur courage, leur volonté d'arriver quand même. Ces jeunes femmes étaient habituées à la paresse, au confort, au luxe. Elles ont connu les nuits sans sommeil, les nourritures insuffisantes, les gîtes malpropres, le froid de l'aube, le vent glacé dans les montagnes et la chaleur qui monte du désert à midi si torte qu'on reste engourdi et qu'on voudrait mourir. ”
