Résumé

Pierre Frédé Voyage en Arménie et en Perse, par Pierre Frédé (1885)

Le matin du onzième jour, par le travers de Téhéran, et à une quinzaine de lieues de cette nouvelle capitale des Sophis, comme nous entrions dans les montagnes du Zagros, tout à coup la caravane ralentit sa marche, puis s'arrête brusquement.
Ce n'était point l'heure de la halte.
La route faisait un coude ; nous entendons que l'on se dispute, que l'on sacre, que l'on hurle à la tête de la colonne. Nous sommes engagés dans le fond d'une étroite vallée, une écluse bordée de hauteurs boisées.
Source : Gallica

Pierre Frédé Voyage en Arménie et en Perse, par Pierre Frédé (1885)

Le shah Abbas aimait le poisson, principalement l'esturgeon; et le Zand, devenu un ruisseau, ou plutôt un torrent qui traverse Ispahan, n'en contenait pas. Pour flatter cette singulière fantaisie, ses satrapes lui en expédiaient de Lencoran. Or, la distance qui sépare cette vill de l'ancienne capitale est d'environ deux cents lieues. Si vite que courussent les courriers, aucun ne pouvait arriver à Ispahan en moins de sept jours, malgré les relais servis par des hirrahs, chameaux d'une grande vitesse, qui faisaient cependant une trentaine de lieues en vingt-quatre heures.
Source : Gallica

Pierre Frédé Voyage en Arménie et en Perse, par Pierre Frédé (1885)

Etre aveugle, en Perse, est une position sociale qui à son bon côté. L'homme privé de la vue est un être sacré. Il n'est point responsable de ce qu'il fait ni de ce qui se fait en son nom. Ici la pauvre humanité est un sujet de spéculation. Un aveugle a une certaine valeur vénale : c'est une marchandise qui a cours, qui est même recherchée, et qui se vend comme une bestiole.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature