Poterie

Définition et enjeux

Amédée de Bast Merveilles du génie de l'homme… (1855)

Chez les peuples primitifs, la poterie fut la vaisselle de tout le monde; chez les peuples civilisés, elle fut principalement à l'usage des classes peu favorisées des biens de la fortune. Or, comme dans toute nation bien policée il doit y avoir, et il est moralement et physiquement impossible qu'il en soit autrement, des familles riches et des familles pauvres, — nous ne disons pas misérables, prenez-y garde, lecteur! — la poterie fut alors ce qu'elle est encore de nos jours, la vaisselle plate du petit bourgeois, du marchand, de l'artisan, et surtout du philosophe et de l'artiste.
Source : Gallica

Édouard Gorges Revue de l'exposition universelle… (1855-1856)

D'un autre côté, ces deux industries se rapprochent par la matière première servant à leur fabrication.
Presque toutes les poteries se composent de silice et d'alumine. Quelques parties d'oxydes métalliques suffisent à métamorphoser la brique à bâtir, la poterie grossière du pauvre, en cette pâte translucide avec
laquelle la manufacture de Sèvres façonne ses coupes élégantes et ses vases merveilleux.
Source : Gallica

Albert Jacquemart Histoire de la céramique : étude descriptive et raisonnée des poteries de tous les temps et de tous les peuples… (1884)

La poterie fine, dont nous parlons plus particulièrement, est composée de 92 pour 100 de silice; sa pâte est pure, serrée, dense et apte à conserver les plus fins reliefs, les empreintes les plus délicates. Elle est le plus souvent recouverte d'une glaçure mince, colorée par des oxydes de cuivre bleu céleste ou vert tendre; quelquefois la pâte est teinte elle-même, mais le plus souvent elle est blanche. Quelle est la nature de cette poterie? Ce n'est point une
porcelaine, puisqu'il lui manque la translucidité ; est-ce une faïence?
Source : Gallica

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