Frédéric Fétis

Élements biographiques

Frédéric Fétis Catalogue des collections de poteries… (1882)

L'art du potier prit naissance bien avant les temps historiques, le jour où l'habitant des cavernes eut l'idée de soumettre un vaisseau d'argile à l'action du feu pour lui donner la dureté et la cohésion nécessaires aux usages domestiques. Et déjà, sur ces grossiers essais de poterie primitive, apparaît une sorte d'ornementation linéaire : des stries, des cercles, des losanges, des bordures en dents de loup, tant est inné chez l'homme le besoin de rompre la monotonie des lignes et des surfaces, sans autre avantage que la satisfaction des yeux !
Source : Gallica

Frédéric Fétis Catalogue des collections de poteries… (1882)

La faïence fine appelée aussi demi-porcelaine, terre de pipe, cailloutage, est une poterie à pâte blanche recouverte d'un vernis cristallin plombifère, et composée d'argile plastique lavée, de silex ou de quartz réduit en poudre, et parfois d'un peu de chaux. A la différence de la faïence proprement dite, elle est dure, c'est-à-dire non rayable par l'acier, mais, comme la faïence, elle est opaque, et par là se distingue essentiellement de la porcelaine qui est toujours translucide.
Source : Gallica

Frédéric Fétis Catalogue des collections de poteries… (1882)

C'est à un ensemble de qualités qui relèvent plutôt de l'industrie que de l'art proprement dit que la céramique delftoise doit sa réputation. Assurément personne ne la
comparera aux merveilleuses faïences italiennes de la renaissance, mais il serait injuste de méconnaître qu'aucune fabrique ne l'a surpassée pour la légèreté de la pâte, l'éclat de la couverte, la transparence de l'émail du fond, la vivacité et le glacé des couleurs.
Source : Gallica

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