“ Gabriel... c’est un ange, c’est ce qu’il y a de plus pur, de plus courageux, de plus noble au monde ! c’est le type du vrai prêtre, du bon prêtre. — Ah ! pauvre femme, dit Dagobert avec amertume, si tu n’avais jamais eu d’autre confesseur que Gabriel !... — J’y avais bien pensé avant ses voyages, dit naïvement Françoise. J’aurais tant aimé me confesser à ce cher enfant... Mais, vois-tu, j’ai craint de fâcher l’abbé Dubois et que Gabriel ne fût trop indulgent pour mes péchés. — Tes péchés, pauvre chère mère..., dit Agricol, en as-tu seulement jamais commis un seul ? ”
Gabriel
Définition et enjeux
Le nom de Gabriel incarne, à travers les textes, une figure à la fois spirituelle et humaine, oscillant entre le divin et le profane. De l’ange messager à l’homme de foi ou de révolte, cette figure a été explorée par des auteurs comme Eugène Sue, qui le présente comme un « ange pur », ou George Sand, qui le place dans des dialogues philosophiques.
Les récits varient : de la quête spirituelle chez François-Xavier Prouvèze à la tension dramatique chez Paul Féval. Le thème de Gabriel s’entrelace ainsi avec des motifs comme l’ange, la Vierge ou Jésus-Christ, révélant une diversité qui traverse les œuvres et les époques.
Citations sur “Gabriel”
“ GABRIEL. Qui que tu sois, je ne t’en veux pas, tu as accompli la volonté du ciel. GIGLIO. Je ne suis pas un voleur, non. Tu le vois, maître, je ne veux pas te dépouiller. GABRIEL. Qui donc t’envoie ? Si c’est Astolphe... ne me le dis pas... Achève-moi plutôt... GIGLIO. Astolphe ? Je ne connais pas cela... GABRIEL. Merci ! Je meurs en paix. Je sais d’où part le coup... Tout est bien... GIGLIO. Il meurt ! Ah ! Dieu n’est pas juste ! Il meurt ! Je ne peux pas lui rendre la vie... (Mosca revient et lèche la figure et les mains de Gabriel.) Ah ! cette pauvre bête ! elle a plus de cœur que moi. ”
Léon Pamphile LeMay, Essais poétiques
“ Il rompit, en tremblant, le silence aussitôt : — «N’avez-vous rencontré nulle part un canot ? « Du lac et des bayous il a suivi la route : « Gabriel le conduit : vous l’avez vu, sans doute ? » À ces mots que Basile aux proscrits adressa Sur le front de la vierge un nuage passa ; Son œil noir se remplit d’une larme brûlante, Puis elle s’écria d’une voix déchirante : « Gabriel, ô mon Dieu ! Gabriel est parti ! » Son cœur dans le chagrin parut anéanti, Et les échos du soir, tour à tour murmurèrent : « Gabriel est parti ! » Les exilés pleurèrent. ”
