Résumé

Victor Pierre L'abbé Gabriel : sa vie, ses œuvres (1867)

Livres, sermons, discours de toute sorte, c'était de la doctrine écrite ou parlée; il voulait être, et il fut une doctrine vivante; Les livres vieillissent; les sermons d'un prédicateur, quoi de plus éphémère ? Mais, dans ce flot d'oubli qui engloutit si rapidement les œuvres de l'homme et l'homme, lui-même, le dernier souvenir qui surnage, c'est celui de la personne, lorsque, comme chez l'abbé Gabriel, la franchise du caractère et la loyauté du cœur dominent les qualités les plus brillantes de l'esprit.
Source : Gallica

Victor Pierre L'abbé Gabriel : sa vie, ses œuvres (1867)

Le malade, en l'apercevant, se lève sur son séant et l'accable d'outrages. L'abbé Gabriel regardait, impassible, cette rage de forcené, lorsque celui-ci, succombant sous l'effort, s'affaisse : le sang s'échappe à flots de sa bouche. Le jeune prêtre s'élance auprès de lui, le soutient, l'enlace de ses bras, et, dans une effusion de tendresse, dépose sur ce visage agonisant un baiser mouillé de larmes.
Source : Gallica

Victor Pierre L'abbé Gabriel : sa vie, ses œuvres (1867)

Si c'est par crainte de choquer des esprits trop empreints de philosophie qu'on ne leur présente qu'un Christ philosophe, il n'eut pas cette crainte : « Le Christ docteur, disait-il, n'enseigne autre chose que le Christ crucifié. » Il s'est trouvé que par sa hardiesse même à présenter la loi dans sa rudesse, le Christ dans sa divinité, le Christ aussi bien au Calvaire que sur le Thabor, l'abbé Gabriel a été aussi plus habile et sa mission plus efficace. Que cherchet-on en ne donnant au christianisme qu'un aspect scientifique?
Source : Gallica

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