Résumé

Anatole Feugère Éloge de Bourdaloue : discours auquel l'Académie française a décerné le prix d'éloquence dans sa… (1874)

Il ne peut se décider à quitter le point qu'il traite, qu'après avoir tout dit. « Avançons, » s'écriet-il enfin, comme pour s'exhorter lui-même.
Chaque sermon de Bourdaloue révèle cette fécondité de logique, cette invention riche et savante, qui découvre les arguments, les appuie sur des principes solides, les multiplie, les enchaîne, et fait du discours un ensemble à la fois
si vaste et si compacte, un tissu si serré dans son ampleur.
Source : Gallica

Anatole Feugère Éloge de Bourdaloue : discours auquel l'Académie française a décerné le prix d'éloquence dans sa… (1874)

Ce qui rapproche encore Bourdaloue de Nicole, et ce qui fait à nos yeux son principal mérite comme moraliste, c'est l'esprit de mesure et d'équité qu'il conserve jusque dans peintures les plus sévères ; c'est l'intérêt qu'il ressent toujours pour l'homme, le désir et l'espérance de lui être utile. Qu'un moraliste à la manière de La Rochefoucauld, qui semble n'écrire que pour se justifier à lui-même ses mépris, exprime cette inhumaine pensée : « Je suis peu sensible à la pitié et je voudrais ne l'y être point du tout; »
Source : Gallica

Anatole Feugère Éloge de Bourdaloue : discours auquel l'Académie française a décerné le prix d'éloquence dans sa… (1874)

Pour sauver la religion de ces périls qu'il dénonce avec une persistance inquiète, Bourdaloue veut armer les âmes et fortifier les croyances. Le parti qu'il conseille aux vrais fidèles n'est point une muette réserve trop semblable à la résignation craintive ou au compromis sacrilège. Se taire, c'est faire aveu d'impuissance, et Bourdaloue ne veut pas que la foi soit impuissante. Il sait que la négation est, de sa nature, audacieuse, et l'affirmation timide : la timidité de celle-ci lui semble aussi funeste que la hardiesse de celle-là.
Source : Gallica

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