P.-A. Sanvert

Massillon (1891)

Résumé

P.-A. Sanvert,  Massillon (1891)

“ « La saison des périls est-elle celle où il faut moins les craindre ? Les passions les plus vives nous autorisent-elles à moins fuir tout ce qui les nourrit et les allume ? Faut-il que le monde ait corrompu le cœur avant que nous le donnions à Dieu?.
Que tous les plaisirs soient usés avant qu'on prenne le parti de goûter combien le Seigneur est doux?. D'ailleurs, nos passions finissent-elles avec la jeunesse ?. »
Voilà un point d'interrogation qu'aurait envié Bourdaloue; et la transition est toute trouvée pour arriver, peinture faite de la jeune vierge, à la mondaine démodée.
”
Source : Gallica

P.-A. Sanvert,  Massillon (1891)

“ Nous entendons, tous les jours, le monde lui-même envier la destinée de la vertu, et convenir qu'il n'y a d'heureux que les gens de bien ; mais trouvez-moi, si vous le pouvez, une âme vraiment juste qui envie la destinée du monde; qui publie qu'il n'y a que les partisans du monde d'heureux. Que dirai-je? Nous avons bien vu quelquefois des pécheurs prendre par désespoir et par dégoût du monde des partis extrêmes; perdre le repos, la santé, la raison, la vie; s'abattre, se détruire, se désoler, tomber dans des états de noirceur et de mélancolie. ”
Source : Gallica

P.-A. Sanvert,  Massillon (1891)

“ On nous entend quelque temps, pendant que nous débitons une morale sensible et qui nous représente les vices communs du siècle. L'homme curieux de spectacles s'en fait un, tant il est vain, de la peinture de ses erreurs; et il croit avoir satisfait à tout, quand il laisse censurer ce qu'il ne corrige pas. Quand nous venons à ce qui fait l'homme intérieur, c'est-àdire, à ce qui fait le chrétien, à ces désirs du règne de Dieu, à ces tendres gémissements d'un cœur dégoûté du monde et touché des biens éternels, c'est une langue inconnue. ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature