La Bruyère

Définition et enjeux

Charles Morice La Littérature de tout à l’heure

La Bruyère le regarde en homme qui l’aimerait, en penseur qui le comprendrait, en écrivain qui en a le pressentiment. Le style du XVIIe siècle, presque partout ailleurs lent et majestueux, fixe comme son objet, s’agite chez La Bruyère, s’amenuise, se rajeunit. Il n’a pas le souci du monde extérieur, mais on dirait qu’il voie les esprits, qu’il leur connaisse une forme, un costume, des gestes ; pour lui seul, en son temps, le visage humain consiste en autre chose que seulement ses traits et n’est pas que le masque de l’âme : il en serait l’expression.
Source : Wikisource

Portrait de Marcelle Tinayre Marcelle Tinayre La Chanson du biniou

Que la terre bretonne est belle sous la bruyère et sous l’ajonc ! La bruyère, avec ses gammes violettes qui vont du mauve le plus tendre au pourpre le plus foncé, la bruyère est la poésie de ces landes et l’ajonc en est la gaieté. Au printemps, la sombre Armorique, assise au bord des murs sauvages sur un trône de séculaires granits, se pare d’un royal manteau de bruyère ; l’ajonc aux flammes d’or rayonne, sceptre épineux, dans sa main, et sur le granit de son front, court dans un rameau de chêne la pâle verdure du gui cher aux Gaulois.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature