Résumé

Lettres et pamphlets de Paul-Louis Courier… (1876)

Laboureur et vigneron sont contents jusqu'ici, chose rare; tous deux se louent du ciel et du temps. Mais combien de hasards encore avant que l'un ou l'autre puisse faire argent de son labeur, payer saquote, et vivre! Sécheresse, pluie, orages, ordonnances royales, arrêtés du préfet, du maire, mille chances, mille fléaux, et rien d'assuré que l'impôt. Il y a des gens dont la récolte ne craint ni temps ni grêle, et ce ne sont pas ceux qui, versant, labourant, font le meilleur guéret, mais qui, ayant une place, ne font rien, ou font la cour.
Source : Gallica

Lettres et pamphlets de Paul-Louis Courier… (1876)

Croissez, multipliez, remplissez la terre, c'est-à-dire, cultivez-la bien ; car sans cela, comment peupler ? et la partagez; sans cela, comment cultiver? Or, c'est à faire ce partage d'accord, amiablement, sans noise, que s'emploie la bande noire, bonne oeuvre et sainte, s'il en est.
Mais il y a des gens qui l'entendent autrement. La terre, selon eux, n'est pas pour tous, et surtout elle n'est pas pour les cultivateurs, appartenant de droit divin à ceux qui ne la voient jamais et demeurent à la cour. Ne vous y trompez pas : le monde fut fait pour les nobles.
Source : Gallica

Lettres et pamphlets de Paul-Louis Courier… (1876)

Au lieu de gager les prêtres, mettez-les en prison et défendez la messe; demain le peuple sera dévot, autant qu'il le peut être à présent qu'il travaille; car l'abbé de Lamennais a dit une vérité : Le mal de notre siècle, en fait de religion, ce n'est pas l'hérésie, l'erreur, les fausses doctrines; c'est bien pis, c'est l'indifférence. La froide indifférence a gagné toutes les classes, tous les individus, sans même en excepter l'abbé de Lamennais et d'autres orateurs de la cause sacrée, qui ne s'en soucient pas plus, et le font assez voir.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature