Armand Carrel,
Oeuvres de P.-L. Courier. précédées de sa vie
(1866)
“ Mais quoi qu'il y eût, Daphnis ne se pouvait éjouir à bon escient depuis qu'il eut vu Chloé nue, et sa beauté à découvert, qu'il n'avait point encore vue. Il s'en sentait le cœur malade ne plus ne moins que d'un venin qui l'eût en secret consumé. Son souffle aucunes fois était fort et hâté, comme si quelque ennemi l'eût poursuivi prêt à l'atteindre, d'autres fois faible et débile, comme d'un à qui manquent tout à coup la force et l'haleine, et lui semblait le bain de Chloé plus redoutable que la mer dont il était échappé. ”
