Résumé

Portrait de Longus Longus Les Amours pastorales de Daphnis et Chloé… (1800)

Tantost après arriva Chloé qui amenoit ses bestes boire, ayant laissé Daphnis qui coupoit de la plus tendre ramée verte pour donner à broutter aux chevreaux après qu'ils séroient retournés de pasture. Les chiens qui leur aidoient à garder leurs brebis et leurs chevres suivoient le troupeau ; et comme naturellement ils chassent mettant le nez par-tout, ils le sentirent remuer, et se prindirent à abbayer, se ruerent sur lui comme sur un loup ; et l'environnant de tous costés, sans qu'il s'osast dresser sur ses pieds, tant il avoit de peur, commencèrent à le mordre de toute leur puissance.
Source : Gallica

Portrait de Longus Longus Les Amours pastorales de Daphnis et Chloé… (1800)

Elle lui conta tout de poinct en poinct, comment il estoit creu du lierre autour des cornes de ses chevres, comment ses brebis avoient hurlé ; comment il s'estoit treuvé sur sa teste un chapeau de feuilles de pin ; le feu qu'on avoit veu sur la terre, le bruit que l'on avoit ouï en la mer ; les deux sortes de son de trompe, l'un de paix et l'aultre de guerre ; la nuict espouvantable ; et comment une certaine mélodie musicale l'avoit conduicte par tout le chemin, sans qu'elle en veist rien.
Source : Gallica

Portrait de Longus Longus Les Amours pastorales de Daphnis et Chloé… (1800)

Ainsi comme ils estoient après à en sonner joyeusement sur la chaleur du midi, pendant que leurs troupeaux estoient tapis à l'ombre, Chloé ne se donna garde qu'elle fust endormie : ce que Daphnis appercevant, posa tout
beau sa fluste pour regarder à son aise par-tout et son saoul, comme celui qui n'avoit alors honte de personne, et disoit à part lui ces parôles tout bas : Ô comme ces beaux yeux dorment soefvement ! que son haleine sent bon ! les pommiers ni les aubespines fleuries n'ont point la senteur si doulce. Mais pourtant je ne l'oserois baiser
Source : Gallica

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