Longus

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Résumé

Portrait de Longus Longus Daphnis et Chloé (1878)

Mais, quoi qu'il y eût, Daphnis ne se pouvait réjouir, à bon escient, depuis qu'il eut vu Chloé toute nue, et sa beauté à découvert : car il ne l'avait auparavant jamais vue ; son cœur en languissait, ni plus ni moins que d'un venin qui l'eût en secret consumé ; son souffle était aucunes fois fort et hâté, comme si quelque ennemi l'eût poursuivi, prêt à l'atteindre ; et quelquefois faible et débile, comme d'un à qui manquent tout à coup l'haleine et la force ; et lui semblait la fontaine où il avait vu Chloé se laver, plus redoutable que la mer dont il était échappé.
Source : Gallica

Portrait de Longus Longus Daphnis et Chloé (1878)

A peine s'arrêta Daphnis, quand il eut ouï ce serment, et attendit Astyle qui accourait, les bras tendus, et, l'ayant joint, l'embrassa et le baisa. Cependant, les serviteurs et chambrières de la maison, le père même et la mère accoururent, qui l'embrassèrent et le baisèrent en pleurant de joie; et lui, de son côté, fit aussi principalement fête à son père et à sa mère, comme s'il les eût jà de longtemps connus, et les tint embrassés fort longuement. A peine les pouvait lâcher, tant la nature se fait croire aisément; de sorte qu'il oublia presque Chloé, tant il fut épris de joie et de liesse.
Source : Gallica

Portrait de Longus Longus Daphnis et Chloé (1878)

Pour à quoi parvenir s'étant avisé qu'ils menaient l'un après l'autre boire leurs bêtes : Chloé un jour, et Daphnis l'autre, il imagina une finesse de jeune pâtre qu'il était.
Il prit la peau d'un grand loup, qu'un sien taureau, en combattant pour la garde et défense des
vaches, avait tué avec ses cornes, et l'étendit sur son dos, si bien que les pieds de devant lui tombaient jusque sur les mains, et ceux de derrière lui pendaient sur les cuisses, jusqu'aux talons, et la hure lui couvrait la tête, ni plus ni moins que fait le cabasset à un homme de guerre.
Source : Gallica

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