Longus,
Daphnis et Chloé
(1878)
“ Mais, quoi qu'il y eût, Daphnis ne se pouvait réjouir, à bon escient, depuis qu'il eut vu Chloé toute nue, et sa beauté à découvert : car il ne l'avait auparavant jamais vue ; son cœur en languissait, ni plus ni moins que d'un venin qui l'eût en secret consumé ; son souffle était aucunes fois fort et hâté, comme si quelque ennemi l'eût poursuivi, prêt à l'atteindre ; et quelquefois faible et débile, comme d'un à qui manquent tout à coup l'haleine et la force ; et lui semblait la fontaine où il avait vu Chloé se laver, plus redoutable que la mer dont il était échappé. ”
