Longus,
Les Pastorales de Longus
“ « Je suis venu pour toi, Chloé. Je sais bien, Daphnis. A cause de toi, belle, je tue ces pauvres oiseaux. Qu’est-il de nos amours ? m’as-tu point oublié ? Non, par les Nymphes que je t’ai jurées, dans cette grotte où nous nous reverrons, dès que la neige sera fondue. Ah, Chloé ! qu’elle est haute cette neige ! ne fondrai-je point moi-même avant elle ? Ne te soucie, Daphnis ; le soleil sera chaud, mais que vienne prime-vère. Ah ! le fût-il déja comme le feu qui brûle mon cœur ! Badin, tu te moques de moi, et tu me tromperas quelque jour. Non ferai, par mes chèvres que tu m’as fait jurer. » ”
