Résumé

Portrait de Longus Longus,  Les Pastorales de Longus

“ « Je suis venu pour toi, Chloé. Je sais bien, Daphnis. A cause de toi, belle, je tue ces pauvres oiseaux. Qu’est-il de nos amours ? m’as-tu point oublié ? Non, par les Nymphes que je t’ai jurées, dans cette grotte où nous nous reverrons, dès que la neige sera fondue. Ah, Chloé ! qu’elle est haute cette neige ! ne fondrai-je point moi-même avant elle ? Ne te soucie, Daphnis ; le soleil sera chaud, mais que vienne prime-vère. Ah ! le fût-il déja comme le feu qui brûle mon cœur ! Badin, tu te moques de moi, et tu me tromperas quelque jour. Non ferai, par mes chèvres que tu m’as fait jurer. » ”
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Portrait de Longus Longus,  Les Pastorales de Longus

“ Pourtant ne me hais point, mon fils, de t'avoir fait exposer; ainsi le vouloient les Dieux. Et toi, qu'il ne te fâche, Astyle, de partager ton héritage; car il n'est richesse qui vaille un bon frère. Aimez-vous, mes enfants, l'un l'autre, et quant aux biens, vous en aurez de quoi n'envier rien aux rois. Je vous laisserai grandes terres, nombre de gens habiles à tout, or, argent, et de toutes choses qu'ont les hommes riches et heureux. Mais je veux que mon fils Daphnis en son partage ait ce lieu-ci, et lui donne Lamon et Myrtale, et les chèvres qu'il a gardées. ”
Source : Gutenberg

Portrait de Longus Longus,  Les Pastorales de Longus

“ Ce Dieu Pan, Daphnis, est un Dieu volage auquel il n’y a point de fiance ; il a aimé Pitys, il a aimé Syringe ; il ne cesse de pourchasser les Nymphes Épimélides, et on le voit toujours après les Dryades. Si tu me fausses la foi que tu m’as jurée, il ne s’en fera que rire, voire quand tu aurois plus de maîtresses qu’il n’a de chalumeaux en sa flûte. Et comment te puniroit-il, lui qui chaque jour fait amour nouvelle ? Jure-moi par ton troupeau, et par la chèvre qui te nourrit et allaita, que jamais tu ne laisseras Chloé tant qu’elle te sera fidèle ”
Source : Wikisource

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