“ Un cerveau trop étroit pour porter un grand rève. LE BOUVIER À l’abbé A. Lefranc Quand les bœufs accouplés entraînent la charrue À travers le sol gras qui fume au jour levant, Le bouvier qui les guide avec sa voie bourrue, Dans l’éveil matinal s’en va seul et rèvant. Il ne voit pas les fleurs que courbe la rosée, Il n’entend pas frémir les nids dans les rayons : La lourdeur de la terre a gagné sa pensée, Et son souffle se mêle aux brumes des sillons. Ses bœufs ont l’air éteint des animaux stupides. ”
Bouvier
Définition et enjeux
Le bouvier, ou cow-boy, désigne un éleveur de bétail bovin, traditionnellement associé aux grands espaces du Far West américain et de l'Outback australien. Issu des pratiques des vaqueros mexicains, ce métier a pris une dimension mythique à travers les récits littéraires et cinématographiques du XIXe siècle, glorifiant l'homme solitaire et indomptable.
Les auteurs comme Ludovic Jan ou Léonce Depont ont cependant mis en lumière la réalité plus terre-à-terre de cette figure, dépeignant le bouvier comme un travailleur modeste, souvent marginalisé, dont la vie est étroitement liée à la terre et aux cycles des saisons. Les textes analysés révèlent une profonde connexion entre le bouvier et son environnement, soulignant son rôle crucial dans l'agriculture et la culture rurale, tout en questionnant les clichés héroïques qui l'entourent.
Citations sur le bouvier
Léonce Depont, Revue des Deux Mondes
“ LES BŒUFS I. LES PATRIARCHES L’aiguillon à la main, cambrant son rude torse, Voici juste quinze ans qu’il accoupla leur force, Et, depuis ces quinze ans, le rustique bouvier, Fier de ses bœufs, ne les a pas vus dévier. Nuls ne savent comme eux, dont fume l’humble haleine, Traîner un attelage au travers de la plaine ; Nuls ne savent, d’un pas égal et sûr comme eux, Achever les travaux des automnes brumeux Et creuser des sillons sans nombre en ligne droite. Leurs grands yeux sont des lacs de douceur, où miroite Un limpide reflet des horizons nacrés ”
Jules Renard,
Le Coureur de filles
“ Le bouvier très doux a beau lui piquer, sans malice, les écailles de crotte qui pendent à ses fesses : l’un deux s’attarde, et, les sabots plantés en terre, s’oublie à contempler l’image de ses cornes. ”
Victor de Laprade,
Œuvres poétiques de Victor de Laprade
“ Il pousse, avec lenteur, ses bœufs dont le poil fume. Dans l’air qui s’épaissit tout blanchi par la brume, On entend des bouviers traîner le long refrain. Ah ! qu’il est beau de voir sur le même terrain, Foulant du même pas les herbes disparues, Six paires de grands bœufs traînant leurs six charrues ! Comme des chars de guerre, ils marchent alignés, S’efforçant sous le joug, ardents et résignés ; Si doux qu’on les excite avec une caresse. Inutile au bouvier, l’aiguillon se redresse. Mille oiseaux à l’entour, dans les sillons ouverts, Attardés par l’appât, vont becquetant les vers. ”
Jean Bertheroy,
Les Vierges de Syracuse
“ Là seulement, disaient-ils, le bouvier est le voisin du nocher, et le chevrier s’entretient avec le pêcheur ; l’un joue de la flûte sur le rivage, tandis que l’autre retire ses filets ; la charrue sillonne les champs tout à côté de la rame qui sillonne les flots : la forêt côtoie la mer, et l’on entend en même temps le retentissement des ondes, le mugissement des bœufs et le gazouillis des ombrages. ”
Amélie Gex,
Amélie Gex (1835-1883) : un poète savoyard…
(1923)
“ Au versant du coleau, les bœufs roux brillent au soleil, ils avancent à pas lents et le soc de la charrue retourne la terre grasse et rougeâtre ; le cri du bouvier sollicite leur marche lourde et rompt le silence. ”
Kerpelani, Le véritable et parfait bouvier moderne… (1858)
“ S'il est nécessaire que le bouvier connaisse parfaitement les végétaux qui conviennent à la nourriture du bœuf, il ne l'est pas moins qu'il ait une connaissance suffisante des plantes nuisibles à la santé de cet animal. ”
Léontine de Villeneuve Castelbajac, Mémoires de l'Occitanienne : souvenirs de famille et de jeunesse (1927)
“ Et tandis que le regard demeure en contemplation, les branches se frôlent, l'onde clapote, les petits poissons se disputent quelques miettes tombées sous les fenêtres. Aux légers bruits de la nature se mêlent des cris d'animaux, oies et canards qui s'ébattent dans la rivière, bœufs qui s'abreuvent en mugissant sous l'aiguillon du bouvier, moutons qui paissent sur l'autre rive et dont on entend tinter les clochettes, agitées par leurs capricieux mouvements. ”
José-Maria de Heredia,
Les Trophées
“ Dont l’herbe solitaire ensevelit la gloire. Seul, parfois, un bouvier menant ses buffles boire, De sa conque où soupire un antique refrain Emplissant le ciel calme et l’horizon marin, Sur l’azur infini dresse sa forme noire. ”
Cours complet d'agriculture, ou Nouveau dictionnaire d'agriculture théorique et pratique… (1834-1840)
“ Chaque bœuf a son nom ; le bouvier, en le nommant, se fait entendre de lui ; quand il est bien dressé, et aussi actif qu'il peut l'être, le son de la voix du bouvier suffit pour diriger ses mouvements. ”
Maurice Maindron,
Dans l’Inde du Sud
“ Deux charrettes à bœufs dételées dressent leur timon au-dessus du parapet, où dort le bouvier. Tout, bêtes et gens, paraît figé dans la morne et insouciante apathie de ceux qui ont vu passer tant de maîtres sans avoir jamais changé. ”
Achille Essebac, Partenza… vers la beauté ! (1898)
“ Un bon gros garçon d’une vingtaine d’années monte et prend la place du bouvier descendu ; un jeune homme, un enfant presque, l’accompagne ; celui-là épais, jouflu, disgracieux, les traits déformés sous l’accroissement immodéré de son corps élargi comme une outre pleine ”
Athénaïs Michelet,
Mémoires d'une enfant
(1888)
“ Il a le sommeil léger, s'éveille au moindre bruit. Il aime à travailler à l'aube. Il lui faut de l'eau claire et pure. Quelque peu de vinaigre ou de petit vin qu'on y mêle, l'allége et l'encourage. Le sel aussi. Mais plus que tout le reste, les bonnes paroles de son maître, son appel amical, ses chants, sa voix qu'il entend tout le jour. Si le bouvier quitte la ferme, perd ses bœufs, il ne peut y tenir, les embrasse parfois cache des larmes. ”
Marie Pape-Carpantier,
Enseignement par les yeux. Zoologie des salles d'asile et des écoles élémentaires…
(1904-1911)
“ S'il fallait qu'un homme retournât tout ce champ avec une bêche, quelle peine il aurait, et que de temps il lui faudrait. Comprenez-vous combien nous sont précieux ces bons animaux qui nous aident dans nos travaux ? Aussi je ne veux point qu'on les maltraite, et je les fais bien soigner. — Pourquoi donc le bouvier chante-t-il cette singulière chanson ? — Il chante aux boeufs, cela les encourage au travail. On dit même que le chant les fait prospérer. Ce qu'il y a de sûr, c'est qu'un bouvier qui sait chanter les fait mieux obéir... Quand il ne chante pas, il leur parle. ”
Alphonse de Lamartine,
Fior d'Aliza : mes confidences
(1879)
“ Deux grands bœufs blancs, aussi luisants que le marbre des statues qui brillent sur le quai de Pise, étaient attelés au timon du char; un petit bouvier de quinze ans, avec son aiguillon de roseau à la main, se tenait debout, arrèté devant les gros bœufs ; il leur chassait les mouches du flanc avec une branche feuillue de saule ”
Cours complet d'agriculture, ou Nouveau dictionnaire d'agriculture théorique et pratique… (1834-1840)
“ Dès le matin, le bouvier attentif et soigneux étrille, peigne et bouchonne ses bœufs; il leur lave les yeux, il leur donne delà nourriture, il les conduit, après qu'ils ont mangé, à l'abreuvoir, et examine leurs pieds dans les pays où on les ferre. ”
François Rozier,
Cours d’agriculture
“ Si le plus timide reste sur le bord, il beugle lorsqu’il se voit seul, les autres beuglent de l’autre côté & l’appellent ; enfin, sa timidité cesse, & bientôt après il rejoint ses camarades. L’expérience du premier jour suffit à son éducation. Lorsque l’on veut rappeler le troupeau, le bouvier vient sur le bord de la rivière ; mais afin d’attendre moins longtemps, de loin il fait entendre les sons rauques de son cornet à bouquin. Cet instrument n’est qu’une grande corne de bœuf, percée à sa pointe, & par laquelle le bouvier souffle. ”
Kerpelani, Le véritable et parfait bouvier moderne… (1858)
“ Le bouvier qui a reconnu les vices d'un bœuf s'appliquera à l'en corriger par la douceur, en lui parlant, lui passant la main sur le cou, et en augmentant les caresses à mesure que l'animal deviendra plus docile. Si les bons traitements n'ont pas de résultat, le bouvier aura recours au jeûne; le défaut de nourriture, en affaiblissant l'animal, le rendra plus trailable. ”
Louis-Furcy Grognier,
Cours de multiplication et de perfectionnement des principaux animaux domestiques…
(1841)
“ Le bon bouvier excite ses bœufs et il s'en fait obéir beaucoup moins en les frappant du fouet ou de l'aiguillon, qu'en leur parlant, les' appelant par leur nom. Les bœufs auvergnats sont très-sensibles aux chants, plus bruyants qu'harmonieux, de leurs conducteurs. 2° Plus que les chevaux, les bœufs qui labourent sous un soleil brûlant, sont tourmentés par les insectes ailés, et plus particulièrement par les taons. Le bouvier zélé chassera ces parasites funestes, qu'il peut prendre avec la main; il attachera un émouchoir aux cornes de ses bœufs, il leur couvrira le corps d'une toile. ”
Henri de Régnier,
Les Jeux rustiques et divins
“ Le bouc noir qui renifle et l’agneau blanc qui bêle. Le laboureur répond au bouvier qui le hèle ; Et les femmes s’en vont, portant sur leurs épaules Des coqs d’or enfermés en des cages de saule Et la corbeille ronde où se gonflent les fruits ; ”
Anatole France,
La Vie littéraire
“ Le bouvier faisait son possible pour la remettre sur ses roues et criait: «À l'ouvrage, f...! Ha! Mascaret, ha! Mulet! (c'étaient les noms de ses boeufs) . Ho! Hardi! mille dieux!—Bon Dieu, passons vite, dit saint Pierre. Ce bouvier jure comme un païen; il ne mérite aucune pitié.»»Mais le bon Dieu lui répondit:—Tais-toi, saint Pierre. Celui qui s'aide mérite d'être aidé.»Il mit pied à terre et tira le bouvier d'embarras.»M. Bladé a réuni séparément, sous le titre de Traditions gréco-latines, quatre contes dont le sujet se retrouve, en effet, dans les mythes des deux antiquités. ”
Virgile,
''Lucrèce, Virgile, Valérius Flaccus - Œuvres complètes''
“ Mais si ton sol est sec et ingrat, qu’au retour du Bouvier ta charrue en effleure à peine la surface : ainsi, dans les terres grasses, l’herbe n’étouffera point tes blés en pousse ; (1, 70) ainsi un sol sablonneux ne perdra pas le peu de suc qu’il retient encore. ”
Gustave Heuzé, Nouveau manuel complet des constructions agricoles… (1876)
“ Lorsque les auges sont on dehors de la bouverie ou le long de la cloison sur laquelle les ouvertures sont fermées par volets, le bouvier prépare les rations sans exciter les animaux. On n'ouvre ces portes mobiles que lorsque l'heure des repas est arrivée, et quand les nourritures ont été préparées. 40 Les vacheries doubles anciennes comprennent deux rangées de vaches situées le long des murs de face ou de pignon et de refend. L'espace qu'on remarque entre les animaux permet de les faire sortir de l'étable aisément et d'y enlever très-facilement le fumier. ”
Marie Pape-Carpantier,
Enseignement par les yeux. Zoologie des salles d'asile et des écoles élémentaires…
(1904-1911)
“ J'ai demandé dés colliers au fabricant, et aussitôt qu'ils me seront arrivés, à bas le joug ! — Allons, mes vieux, dit le bouvier à ses bêtes, à l'ouvrage et tirons ferme, ou gare l'aiguillon. — De quoi les menace-t-il comme cela ? demanda Georges. — De son aiguillon : c'est ce grand bâton pointu qu'il tient dans sa main ; on s'en sert pour stimuler les boeufs, comme du fouet pour les chevaux, mais les bons bouviers ne s'en servent que rarement. Les animaux reprirent leur marche lente, égale et continue. — Ils n'ont pas l'air d'aller vite, dit Daniel. ”
Dora d’Istria,
La Poésie populaire des Magyars
“ Les troupeaux connaissent le bouvier, et lui témoignent la confiance que mérite réellement le brave gardien dont la hache les protège contre les loups ; qu’un étranger paraisse, ils montrent assez qu’ils sont naturellement défians et farouches. ”
Charles de Bordeu,
La Terre de Béarn...
(1922)
“ Les ânes du moulin , les juments poulinières tondent comme autrefois le gazon court et le serpolet des pelouses , que la canicule roussira bientôt . La mélodie accoutumée tinte , des clochettes au cou des bestiaux ... Le bouvier qui passe est solennel , cuivré comme un Peau-Rouge et tenant l' agulhade de l' air d' un roi pasteur ... Voici des laveuses caquetantes , qui tordent le linge d' une lessive ... Voici le vannier qui s' en revient , avec sa charge d' osiers sur l' épaule ... Deux pêcheurs demi-nus , sur la berge , déploient et ramènent l' épervier ... ”
Cours complet d'agriculture, ou Nouveau dictionnaire d'agriculture théorique et pratique… (1834-1840)
“ Dans les domaines et métairies où il y a un certain nombre de bœufs, dit ce savant agronome , plusieurs valets sont employés à les soigner. Le principal est le bouvier ou le laboureur, les autres lui sont subordonnés et partagent avec lui le soin des animaux. Un bon bouvier doit être fort, vigoureux, adroit, patient et doux. ”
Cours complet d'agriculture, ou Nouveau dictionnaire d'agriculture théorique et pratique… (1834-1840)
“ Les devoirs d'un bouvier sont : 1° chaque matin d'étriller ses bœufs, de les bouchonner, de leur laver les yeux. Ces petits soins sont indispensables, et contribuent autant à leur santé qu'à celle du cheval. ”
Kerpelani, Le véritable et parfait bouvier moderne… (1858)
“ Ce n'est pas là une plaisanterie : l'affection du cavalier pour son cheval, du chasseur pour son chien, le bouvier doit l'avoir pour les animaux dont le soin lui est confié; il est indispensable qu'il leur parle souvent, afin qu'ils s'accoutument à sa voix, de telle sorte que, le plus souvent, il lui suffise d'éever le , verbe pour témoigner son mécontentement, sans être obligé de recourir à l'aiguillon. ”
“ Ciel, terre, arbres, fleuve se dégagent ternes et brumeux... Enfin, crevant l'horizon, miroitant sur l'eau, scintillant à travers les feuilles, le soleil paraît. Un cri a retenti de l'autre côté de l'eau, et des cabarets, des bateaux, des gens, invisibles tout à l'heure, s'élancent vers le pont, d'autres se hâtent de détacher leurs barques et gagnent à force de rames le milieu du fleuve. ”
Eugène-Louis Bouvier, Histoire naturelle (première année… (1895)
“ Quand la Carpe respire, ce qu'elle fait en ouvrant et en fermant simultanément la bouche et les ouïes, la plus grande partie de l'eau entre par la bouche, traverse les fentes interbranchiales et sort par les ouïes. ”
George Sand,
La Mare au diable
(1846)
“ Marie, je ne suis qu'un bouvier, mais vraiment tu me prends pour un boeuf. ”
Eugène-Louis Bouvier, Histoire naturelle (première année… (1895)
“ La peau est recouverte de grandes écailles arrondies en arrière, et imbriquées comme les tuiles d'un toit ; ces écailles brillent de reflets agréables, que relève de teintes bleuâtres et dorées la coloration brune et un peu verdâtre de l'animal. Les yeux sont ronds et dépourvus de paupières, comme ceux de tous les Poissons ; ils sont situés en arrière des narines, qui sont représentées par deux trous de chaque côté. La bouche n'est pas grande, et présente deux paires de barbillons sur sa lèvre supérieure. ”
Eugène-Louis Bouvier, Histoire naturelle (première année… (1895)
“ Parfois elle nage ou plonge pour faire la chasse ; mais elle se tient plus souvent sur les bords, ou bien à moitié immergée, la tête hors de l'eau, soutenue par des feuilles flottantes ou par quelque roseau. ”
Eugène-Louis Bouvier, Histoire naturelle (première année… (1895)
“ C'est là qu elles trouvent les aliments nécessaires à leur subsistance : des larves et des matières en décomposition dans la vase, des bourgeons et des feuilles parmi les plantes aquatiques, des insectes et de menus débris dans les eaux de la surface. Elles sont essentiellement omnivores, et accueillent avec un égal plaisir les matières végétales et animales. ”
Eugène-Louis Bouvier, Histoire naturelle (première année… (1895)
“ Les jeunes ainsi faits sont des larves, mais ils sont bien plus connus sous le nom de mans ou de vers blancs. Ce sont des animaux broyeurs qui dévorent les jeunes racines des plantes. Quand vient l'automne, ils s'avancent plus profondément profondément la terre et s'engourdissent ; aux beaux jours ils renouvellent leur couche de chitine par une mue, puis remontent près de la surface, où ils recommencent leurs dégâts. ”
Eugène-Louis Bouvier, Histoire naturelle (première année… (1895)
“ Beaucoup d'animaux aquatiques sont des mollusques bivalves, comme l'Huître : un des plus répandus est la Moule, mollusque comestible qui abonde sur les rochers dans les parties peu profondes de la mer. ”
Eugène-Louis Bouvier, Histoire naturelle (première année… (1895)
“ Certains de ces corps (fig. 244) donnent directement naissance à un thalle, et reçoivent le nom de spores (Sp) ; d'autres, avant de reproduire la plante, se fusionnent deux à deux en un seul, et sont de vrais corps reproducteurs. Les Algues les plus nombreuses et les plus grandes habitent la mer (fig. 245) . ”
Eugène-Louis Bouvier, Histoire naturelle (première année… (1895)
“ Les liquides puisés dans le sol par les racines arrivent dans les feuilles par l'intermédiaire des vaisseaux ligneux (B) de la racine et de la tige, et s'y répandent par ceux des nervures ; ils constituent ce qu'on appelle la sève brute. ”
Kerpelani, Le véritable et parfait bouvier moderne… (1858)
“ La pousse est presque jncurabte; mais on peut l'adoucir en faisant prendre au cheval du petit-lait, de la décoction de mauve, de guimauve, de bouillon blanc, de bourrache, de fleurs de pas d'dne et de lierre terrestre. On lui donnera des lavements émollients; on lui fera des sétons au poitrail; s'il jette par les naseaux , on lui placera de larges vésicatoires sur les côtes de la poitrine. Ou lui retranchera l'avoine et le son ; on lui donnera de la paille modérément à des heures réglées. La boisson se donnera à petites doses ; on peut y mettre un peu de miel ou de l'infusion de réglisse. ”
Eugène-Louis Bouvier, Histoire naturelle (première année… (1895)
“ Les Fauvettes se distinguent des espèces précédentes par leur bec droit, pointu et assez grêle ; on les range, pour cette raison, parmi les oiseaux appelés vulgairement becs-fins. Les becs-lins rendent tous de grands services aux cultivateurs : les Fauvettes se tiennent de préférence dans les buissons ”
