Alphonse de Lamartine

Alphonse de Lamartine

Résumé

Portrait de Alphonse de Lamartine Alphonse de Lamartine Fior d'Aliza : mes confidences (1879)

La tante se tut.
— A toi maintenant, dit-elle à Fior d'Aliza; il n'y a que toi qui saches ce que tu pensais, pendant que nous nous reconsolions en causant ainsi, peut-être pour la dernière fois, avec notre pauvre Hyeronimo.
Voyons, parle au monsieur avec confiance ; c'est ton tour maintenant d'ouvrir ton cœur, maintenant que le jour du bonheur est proche, et de le vider de tout ce qu'il contenait de rêves et de larmes, pour n'y laisser place qu'au bonheur et à la reconnaissance que tu vas goûter pendant le reste de ta vie.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse de Lamartine Alphonse de Lamartine Fior d'Aliza : mes confidences (1879)

Il dit enfin que, caché en silence derrière la porte, la main sur le loquet, il avait tout entendu de ma résolution de chercher les traces d'Hyeronimo, comme l'ombre celles du corps, et des résistances de mon père et de ma tante.
— Cette pensée, mais c'est une pensée du cœur, ditil, il faut la lui laisser accomplir, car, quand la raison ne sait plus quoi conseiller aux hommes dans leur situation désespérée, il n'y a que le cœur qui ait quelquefois raison contre tout raisonnement; laissez-le donc parler dans le cri de l'enfant, et qu'elle aille, à la grâce de Dieu, là où le cœur la pousse.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse de Lamartine Alphonse de Lamartine Fior d'Aliza : mes confidences (1879)

La fille, punie comme complice d'une évasion des galères, est ici dans un cachot isolé, avec son petit enfant; elle pleure et prie pour celui qu'elle a perdu en voulant le sauver. Quant à celui-ci, on l'a muré et scellé pour dix ans dans ce cachot où il ne trouvera ni amante pour scier ses fers, ni planche pour l'emporter sur les flots. Il n'y a rien à redire aux juges ; ils ont fait selon leur loi, mais la loi de Dieu et la loi du cœur ne défendent pas d'avoir de la compassion pour lui.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature