Résumé

Machiavel Oeuvres littéraires de Machiavel… (1884)

CALLIMACO.
Rien n'est jamais si désespéré que quelque porte ne reste ouverte à l'espérance, toute faible ou tout illusoire qu'elle soit ; et le désir et la ferme résolution que l'on a de réussir dans une entreprise ne permettent pas de croire qu'elle puisse échouer.
SIRO.
Enfin, quel peut être le motif de votre espoir?
CALLIMACO.
Deux choses : l'une est la simplicité de messer Nicia, qui, bien que docteur, est cependant l'homme le moins avisé et le plus imbécile de tout Florence ; l'autre, l'extrême désir qu'ils ont tous deux d'avoir des enfants
Source : Gallica

Machiavel Oeuvres littéraires de Machiavel… (1884)

Ah ! dame Caterina, j'ai appris tous vos chagrins, et j'en suis véritablement touché.
CATERINA.
Ma foi, le monde est plein de tromperies.
FRÈRE ALBERIGO.
Ma fille, au milieu de ces tribulations, il faut prendre patience, et avoir recours au Seigneur ; ensuite s'efforcer sur toute chose de fuir toujours le mal, et de ne faire que le bien. Fuir le mal, c'est faire en sorte que votre mari laisse là cet amour qu'il a conçu pour sa commère : faire le bien, c'est y remédier vous-même ; ce qui vous sera facile, pourvu que vous vouliez me croire, et vous conduire d'après mes conseils.
Source : Gallica

Machiavel Oeuvres littéraires de Machiavel… (1884)

Il faut absolument que je fasse une tentative, quelque grande, quelque dangereuse, quelque désespérée, quelque honteuse même qu'elle soit; n'importe : j'aime encore mieux mourir que vivre de la sorte. Si la nuit je pouvais goûter quelque repos, si je pouvais manger, si je pouvais me livrer au plaisir de la société, si je pouvais trouver quelque distraction dans quoi que ce soit, j'aurais un peu de patience, et j'attendrais tout du temps. Mais ici il n'y a point de remède à mon mal ; et si rien n'entretient dans mon coeur quelque lueur d'espérance, il faudra nécessairement que je meure.
Source : Gallica

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