Grazia Deledda,
Âmes honnêtes
(1899)
“ Anna et Caterina lisaient souvent ; mais tandis que les romans et les poésies contribuaient à exalter le caractère original de Caterina et à enflammer son imagination, ils servaient d'étude à sa cousine. Celle-ci recherchait dans chaque ouvrage la moralité ; elle s'enthousiasmait pour les beaux types, pour les femmes vertueuses, pour le sacrifice. Sans l'avouer intérieurement, elle se cherchait elle-même dans ces pages souvent brûlantes ; elle désirait y rencontrer des créatures semblables à elle, qui eussent aimé et souffert comme elle. ”
