Ernst Theodor Amadeus Hoffmann,
Contes fantastiques
“ « Chevalier ! s’il vous reste quelque sentiment d’humanité dans le coeur, — soyez miséricordieux ! — par pitié !... Ce n’est pas moi, c’est ma fille, mon Angela ! un enfant, un ange d’innocence que vous précipitez dans la misère ! — Oh prenez pitié d’elle ! prêtez-lui, à elle, à mon Angela, la vingtième partie de sa fortune dont vous l’avez dépouillée ! — Oui, j’en suis sûr, vous vous laisserez attendrir par mes prières : ô Angela , ma fille !... » Le vieillard sanglotait, pleurait, se frappait le front et invoquait d’une voix déchirante le nom de sa fille. ”
