Résumé

Carlo Gozzi Théâtre fiabesque de Carlo Gozzi (1865)

BARBARINA. Laisse-moi, je ne mérite le secours de personne. Pauvre Sméraldine, tu m'as arrachée à la mort, tu m'as élevée, je t'ai maltraitée. Trompée que j'étais par une folle science, j'ai fait fi de la raison que le ciel, a placée en nous. Je reconnais mon erreur un peu tard. La raison n'est pas éteinte en moi, elle me découvre la vérité.
SMÉRALDINE. Ma chère Barbarina, je sens mon cœur qui se fend. Je regrette de n'être qu'une ignorante et de ne pouvoir vous consoler avec un beau discours. Tout est égoïsme, ma fille. C'est par égoïsme que vous pleurez la mort de votre frère.
Source : Gallica

Carlo Gozzi Théâtre fiabesque de Carlo Gozzi (1865)

TRUFFALDIN. (Il entre en costume de voyage, tenant à la main un fouet de poste.) Allons ! allons ! tout est prêt. Nous n'avons pas de temps à perdre à faire l'amour avec des statues.
RENZO. Qu'y a-t-il ? où vas-tu ? que fais-tu ?
TRUFFALDIN. Vous ne savez pas les grands événements. Le roi Tartaglia a fait venir Pantalon, ce rufian royal; pour conclure son mariage avec votre sœur Barbarina, demandant pour dot la pomme qui chante et l'eau qui danse. Barbarina voyait son cœur partagé entre son amour pour l'Oiselet vert et l'ambition de devenir reine.
Source : Gallica

Carlo Gozzi Théâtre fiabesque de Carlo Gozzi (1865)

RENZO. Malheureux que je suis! Calmon m'a dit de l'appeler dans le péril, Calmon ! viens donc et secours un désespéré !
(Tonnerre, éclairs, nuit soudaine. Calmon paraît.)
SCÈNE XII CALMON STATUE, RENZO ET TRUFFALDIN.
GALMON. Où est ta philosophie? Renzo, que fais-tu ? L'or a donc tant de pouvoir sur deux philosophes que l'un envoie son frère à la mort pour satisfaire un vain caprice, et que l'autre, fou d'amour pour une femme de pierre, n'a plus desoin de sa vie et doute de l'ami à qui il doit sa richesse !
Source : Gallica

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