Comtesse de Bassanville,
La Corbeille de fleurs... par Mme la Ctesse de Bassanville…
(1847)
“ On coucha la marquise, toujours évanouie, sur le lit de sa fille. Ninetta s'agenouilla auprès d'elle et appuya sur son épaule la tête immobile de la pauvre mère. Inquiète et tremblante, elle épiait le moindre mouvement, le moindre sentiment, sur ce beau visage qui semblait de marbre. Peu à peu elle sentit les altères battre lentement dans les tempes ; les lèvres frémirent, un mouvement imperceptible sillonna la figure de la malade comme un éclair qui passe dans le ciel ; mais quelque léger, quelque rapide que fût ce mouvement, la jeune fille le vit, et sa figure rayonna d'une joie indicible. ”
