Boccace,
Le Décaméron
(1350-1354)
“ Quand elle vit sa maîtresse, qui ressemblait non à un corps humain, mais à un cep de vigne à moitié brûlé, toute brisée, toute pâle, gisant nue sur la terre, elle mit ses mains sur ses yeux, et se mit à pleurer comme si elle était morte. Mais la dame la pria de se taire pour l’amour de Dieu, et de l’aider à se vêtir. Ayant appris d’elle que personne ne savait où elle avait été, sinon ceux qui lui avaient apporté ses vêtements et le laboureur qui était encore là, elle se calma un peu, et elle les pria, pour l’amour de Dieu, de n’en jamais rien dire à personne. ”
