Marguerite d'Angoulême

Résumé

Marguerite d'Angoulême Contes de Marguerite de Valois… (1833)

Quand on n'aime une femme, Dagoucin, dit Hircan, que parce qu'elle a de la beauté, des agréments et du bien, et que la fin que nous nous proposons est le plaisir, les honneurs ou les richesses, un tel amour n'est pas de longue durée ; car le principe qui nous fait aimer venant à cesser, l'amour s'envole tout aussitôt. Je demeure donc persuadé que celui qui aime, et qui n'a d'autre fin et d'autre désir que de bien aimer, mourra plutôt que de cesser d'aimer, De bonne foi, Dagoucin, dit alors Simontault, je ne crois pas que vous ayez jamais été amoureux.
Source : Gallica

Marguerite d'Angoulême Contes de Marguerite de Valois… (1833)

En disant cela, il regardait la belle , pleurait et soupirait si à propos, que son coeur était tout pénétré de piété. A cet extérieur de dévotion, elle le croyait si saint, qu'elle le pria de lui dire comment il avait vécu, et comment il était venu à aimer Dieu avec tant d'ardeur. Il lui dit qu'il était un pauvre gentilhomme, qui, pour acquérir des biens et des honneurs, gavait oublié sa conscience, et épousé une femme qui était sa parente de trop près; riche, mais vieille et laide, et qu'il n'aimait point.
Source : Gallica

Marguerite d'Angoulême Contes de Marguerite de Valois… (1833)

Je crois, madame, que ce gentilhomme castillan qui, comme vous voyez, me parle ici souvent, a dessein de me rechercher en mariage. Vous savez quel homme est mon père, et vous voyez bien qu'il n'y consentira jamais, à moins que madame la comtesse et vous n'ayez la bonté de l'en prier de la bonne manière. Florinde, qui aimait la demoiselle comme elle-même, l'assura qu'elle en faisait son affaire propre. Aventurade fit tant qu'elle lui présenta Amadour, qui, en lui baisant la main, pensa évanouir de joie.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature