Marguerite d'Angoulême

Résumé

Marguerite d'Angoulême L'Heptaméron des nouvelles. Tome 2 (1879-1880)

Que nous sommes plus enclins à rire d'une follie que d'une chose sagement faicte? — Pource, dist Hircan, qu'elle nous est plus aggreable, d'autant qu'elle est plus semblable à nostre nature, qui de soy n'est jamais sage; et chacun prend plaisir à son semblable, les fols aux follies, et les sages à la prudence. Toutesfois je croy qu'il n'y a ny sages ny fols qui se sceussent garder de rire de ceste histoire.
Source : Gallica

Marguerite d'Angoulême L'Heptaméron des nouvelles. Tome 2 (1879-1880)

Mais je croy que ce n'est pas pour chercher la confession qu'elles cherchent les confesseurs : car l'ennemy les a si bien aveuglées qu'elles regardent plus à s'arrester au lieu qui leur semble le plus couvert et le plus seur que de soy soucier d'avoir absolution du mal dont elles ne se repentent point. — Comment, repentir? dist Saffredent; mais s'estiment plus sainctes que les autres femmes.
Source : Gallica

Marguerite d'Angoulême L'Heptaméron des nouvelles. Tome 2 (1879-1880)

Mais a qui donnerez vous vostre voix ? — A vous, ma dame, dist Guebron ; vous ne fauldrez à nous en dire quelque bonne.
— Puis que je suis en mon rang, dist Oisille, je vous en racompteray une bonne, pource qu'elle est advenue de mon temps, et que celuy mesme qui me l'a comptée l'a veuë. Je suis seure que vous
n'ignorez pas que la fin de tous noz malheurs est la mort; mais, mettant fin à nostre malheur, elle se peult nommer nostre felicité et seur repos.
Parquoy le malheur de l'homme est desirer la mort et ne la pouvoir avoir.
Source : Gallica

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