Honoré d’Urfé, L’Astrée/première partie
“ La voicy vestue presque en despit de ceux qui la regardent, eschevelée, un bras nud, et la robbe d’un costé retroussée plus haut que le genouil. Je croy qu’elle vient de faire quelques sortileges, mais jugez icy l’effect d’une beauté. Ceste vieille que vous voyez si ridée qu’il semble que chaque moment de sa vie ait mis un sillon en son visage, maigre, petite, toute chenue, les cheveux à moitié tondus, toute accroupie, et selon son aage plus propre pour le cercueil que pour la vie n’a honte de s’esprendre de ce jeune berger. ”
