André Mareschal, L’Inconstance d’Hylas trage-comédie-pastorale
“ Apprenez que mon coeur qui rit à vos dépends, Ne vous a point aimée, ou que je m'en repends ? Et que pour vous porter à ce nom de cruelle, Hylas n'est pas si sot, ni Dorinde assez belle. [1080] Ces mots doivent suffire à votre vanité, Pour connaître ma force, et votre infirmité. PÉRIANDRE .Qu'avez-vous fait ? HYLAS .Beaucoup, et cette médecine Rongera son amour jusques à la racine ; Ou si c'est un poison, il vous doit être doux ; [1085] Tirez le bien, du mal que j'ai commis pour vous. PÉRIANDRE .Il s'en va ; j'en rougis ; ma maîtresse en soupire : Ô Dieux ! Que puis-je faire ? ”
