Adrien Leroux

Élements biographiques

Adrien Leroux,  Les adriennes , nouvelles, recueillies et mises en vers par un officier du corps I. du G. (1805)

“ Des feux d'amour depuis long-temps martyr, Et n'éprouvant que de l'indifférence, Damis lassé d'une vaine constance, Cent fois le jour fait serment de mourir ; Mais croit-il voir au front de son amie Un doux souris soudain s'épanouir, Ah ! se dit-il transporté de plaisir, Qu'on est heureux de jouir de la vie !
D'un tendre amant qui l'avait su fléchir, Et qui faisait sa plus douce espérance, Cloris se voit défendre la présence : Elle n'a plus désormais qu'a mourir.
Mais par ses pleurs, à la fin attendrie, A cet amant sa mère va l'unir :
Ah !
”
Source : Gallica

Adrien Leroux,  Les adriennes , nouvelles, recueillies et mises en vers par un officier du corps I. du G. (1805)

“ Pour vos attraits, toute éprise d'amour, C'est la beauté qui règne en ce séjonr Qui commanda les soins qu'on vous y donne.
Outre le don qu'elle fait de son cœur, Elle voudrait combler voire bonheur, En vous donnant cette nuit sa personne.
Mais, toutefois, comme elle n'entend pas En ce cas-ci nullement vous surprendre, Ni vous laisser de doute en ses appas, Qui puisse nuire a l'amour le plus tendre, Elle veut bien qu'a l'instant sous vos yeux Ils soient offerts : un masque officieux De sa pudeur appaisant le murmure, Vous voilera seulement sa figure.
”
Source : Gallica

Adrien Leroux,  Les adriennes , nouvelles, recueillies et mises en vers par un officier du corps I. du G. (1805)

“ Ou, dévoré du poison de l'envie, Quelque mortel maudissant son destin, Répandrait-il un odieux venin Sur les beaux jours promis a votre vie ?
Oh ! non, répond Athis discrètement, Thermès, je crois, n'est point un malfaisant; Mais il me dit et me redit sans cesse Que, tous les deux isolés ici-bas, J'aborderai comme lui la vieillesse, Sans du bonheur connaître les appas;
Que c'est au ciel seulement qu'on le trouve; Que mille maux il faut que l'on éprouve, Auparavant de pouvoir l'obtenir, Et qu'il n'est doux qu'autant qu'on sait souffrir.
”
Source : Gallica

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