La soubrette, figure centrale des ménages aristocratiques et des salons littéraires, incarne à la fois le service domestique et une présence ambiguë dans les récits. Dès le XIXe siècle, des auteurs comme George Sand ou Alfred Giron la dépeignent comme une femme charmeuse, parfois sensuelle, oscillant entre les normes de la domesticité et les tensions sociales.
Jules Barbey d’Aurevilly, quant à lui, met en avant sa beauté exotique, tandis que Vatsyayana, dans le Kama Sutra, la présente comme une courtisane rusée. Ces représentations, mêlant ironie et fascination, révèlent une figure complexe, liée aux thèmes de la passion, de la classe sociale et de la transgression.