Alfred Giron,
Une grande demi-mondaine
(1879)
“ Marthe était allée faire une course en voiture. – Comment trouvez-vous M. Anselme, madame ? demanda sa tante. – Très-bien, et je comprends que Marthe s'y soit attachée, répondit Fernande avec franchise. – Ils s'aiment depuis longtemps déjà tous les deux, continua Bertrande. Ils n'en savaient rien ni l'un ni l'autre que je l'avais découvert, moi. J'ai vu cet amour grandir dans leur coeur et je n'y ai pas mis d'obstacles. Ai-je eu tort ? – Non, car je crois Anselme digne d'elle. – Lui, c'est la loyauté et la droiture même, et il aime Marthe plus que tout au monde. ”
