Alfred Giron

Alfred Giron

Résumé

Portrait de Alfred Giron Alfred Giron Une grande demi-mondaine (1879)

Marthe était allée faire une course en voiture.
– Comment trouvez-vous M. Anselme, madame ? demanda sa tante.
– Très-bien, et je comprends que Marthe s'y soit attachée, répondit Fernande avec franchise.
– Ils s'aiment depuis longtemps déjà tous les deux, continua Bertrande. Ils n'en savaient rien ni l'un ni l'autre que je l'avais découvert, moi. J'ai vu cet amour grandir dans leur coeur et je n'y ai pas mis d'obstacles. Ai-je eu tort ?
– Non, car je crois Anselme digne d'elle.
– Lui, c'est la loyauté et la droiture même, et il aime Marthe plus que tout au monde.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Giron Alfred Giron Une grande demi-mondaine (1879)

La mère de Marthe Murcian, c'est vous, madame ; vous vous nommez Valentine Murcian.
– Je vous reconnais bien aussi, répondit Fernande. Oui, je suis sa mère ; oui, Marthe est mon enfant, ma, fille bien-aimée.
Et elle ajouta, en la serrant plus fort encore sur son coeur, comme si elle eût craint qu'on ne voulût la lui arracher, en même temps qu'un rayon du ciel semblait éclairer son visage :
– Et l'on se plaint du bonheur qui nous fuit, quand il y a dans la vie d'immenses félicités que Dieu nous donne et que nous foulons aux piedss !
Source : Gallica

Portrait de Alfred Giron Alfred Giron Une grande demi-mondaine (1879)

C'est le meurtrier du père de Marthe.
– Oh ! mon Dieu ! s'écria la duchesse en se voilant de ses mains mignonnes.
– Tu vois bien qu'il faut empêcher ce duel à tout prix ! reprit Fernande avec animation.
– Non, te dis-je ; ce n'est pas possible, répondit Mme de Vancouleurs avec force. Ah ! tu ne sais pas ce que les lois de l'honneur ont d'inexorable ! Il n'y a que le sang qui puisse laver l'injure faite à une mère, à une soeur. Gaston doit se battre pour venger celle faite à sa mère, et il se battra. Que Dieu lui soit en aide !
Source : Gallica

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