Pierre Alexis Ponson du Terrail

Pierre Alexis Ponson du Terrail

Résumé

Portrait de Pierre Alexis Ponson du Terrail Pierre Alexis Ponson du Terrail La fée d'Auteuil : les héros de la vie privée (1868)

Le vieillard secoua la tête et répondit en étouffant un sanglot : — Mal! mal!.
— Pauvre homme ! murmura M. de Courtenay.
Il glissa deux pièces d'or dans la main de Simon.
— Courage, mon ami, dit-il.
Le vieillard couvrit son visage de ses mains et des larmes jaillirent au travers de ses doigts amaigris.
Le cavalier qui répondait au nom d'Arthur assistait à cette scène bizarre avec un redoublement d'étonnement.
— Adieu, monsieur, et merci! dit brusquement Simon,
Et il s'éloigna sans même se retourner pour regarder les deux jeunes gens qui continuaient leur chemin.
Source : Gallica

Portrait de Pierre Alexis Ponson du Terrail Pierre Alexis Ponson du Terrail La fée d'Auteuil : les héros de la vie privée (1868)

Simon était un jettator, Simon portait malheur ; le baron était payé pour le savoir.
Eh bien, il lui semblait qu'en allant au-devant de cette jettature il la dominerait, et que, en outre, si le père avait une influence fatale, la fille devait, au contraire, porter bonheur.
Si bon, si parfait que soit un homme, il aura toujours un grain d'égoïsme.
Donc, Paul Morgan était entré dans le jardinet, et la jeune fille avait levé sur lui ses grands yeux mélancoliques, un peu effarés, et dont les bords rougis trahissaient des larmes récentes et de longues heures d'insomnie.
Source : Gallica

Portrait de Pierre Alexis Ponson du Terrail Pierre Alexis Ponson du Terrail La fée d'Auteuil : les héros de la vie privée (1868)

Adieu, mon enfant. adieu. Sois honnête. tu es jeune, intelligent. tu seras courageux, n'est-ce pas ?
— Oui, mon oncle, murmura Paul d'une voix entrecoupée par les sanglots.
Alors, comme s'il n'eût attendu que cette promesse pour quitter ce monde, le vieillard se souleva brusquement, poussa un grand cri et rendit l'âme.
Deux minutes après, le médecin rentra ; le vieillard était inanimé sur son lit, et Paul Morgan, étendu à terre, paraissait en proie à une sorte d'hébétement.
Il pleurait et riait tout à la fois, et il avait le délire.
M. de Courtenay, prévenu, arriva en toute hâte.
Source : Gallica

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