Pierre Alexis Ponson du Terrail

Élements biographiques

Portrait de Pierre Alexis Ponson du Terrail Pierre Alexis Ponson du Terrail,  Pas-de-chance. 1, Mémoires de deux saltimbanques (1866)

“ Le navire tourna sur lui-même ; un matelot coupa d'un coup de hache l'amarre de la pirogue, qui se mit à danser sur la lame, au grand étonnement des gens de la suite du prince, qui n'étaient pas dans le secret de la vengeance du roi nègre.
Le Fowler vira de bord ; deux de ses sabords s'illuminèrent, crachant une pluie de fer et de feu dans la pirogue.
Et la pirogue coula bas et disparut sous les vagues, avec ses morts et ses blessés.
Alors le Fowler s'élança, toutes voiles dehors,
vers la haute mer, comme un étalon fougueux qui brise ses liens pour retourner au pâturage.
”
Source : Gallica

Portrait de Pierre Alexis Ponson du Terrail Pierre Alexis Ponson du Terrail,  L'orgue de Barbarie : les héros de la vie privée (1869)

“ Et Jean de Mauroy, à six heures du matin, quand les premières lueurs de l'aube glissaient indécises au sommet des collines lointaines, Jean qui avait passé la nuit à sa fenêtre, brûlé par une fièvre ardente, en proie à un sombre et vertigineux délire, Jean de Mauroy put contempler le gouffre à une demi-portée de fusil au-dessous de lui, et lui sourire comme à un ami qui vous offre le repos et l'oubli.
Et pendant que le tournant du noyé fascinait
le malheureux, un homme, le Héron, gravissait d'un pas tranquille le sentier qui montait du chemin de halage au petit manoir de la Briquerie.
”
Source : Gallica

Portrait de Pierre Alexis Ponson du Terrail Pierre Alexis Ponson du Terrail,  Les aventures du capitaine La Palisse (1880)

“ Ah ! quels hurrahs, quels bravos, quand la foule qui, depuis longtemps, n'osait plus pénétrer dans ce palais perdu, en vit sortir le maréchal, boueux, enfumé, roussi, mais sain et sauf, et tenant dans ses bras une jeune fille inanimée, au visage angélique.
– Vive Chabannes ! Vive La Palisse !
On n'avait plus l'air de s'inquiéter de l'incendie. On admirait. En vérité le maréchal, se détachant sur ce fond lumineux, où éclataient les crépitements
des flammes, les effondrements au fracas prolongé, les mille bruits de la destruction, ressemblait à Jéhovah lui-même sortant de son tonnerre.
”
Source : Gallica

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