Alfred Driou, Les Fleurs du moyen-âge, légendes nationales… (1851)
“ Cependant Chilpéric est enfermé dans une tente que gardent de nombreux archers. Attaché fortement au poteau qui soutient cet abri, les mains violemment serrées par des liens qui meurtrissent ses chairs, il demeure la tête superbe, le regard noble, le sourire aux lèvres. Il est là depuis plusieurs heures et il s'étonne que l'on n'ait pas songé au supplice ; lorsqu'un bruit de voix frappe ses oreilles. Ce sont de sourdes rumeurs qui montent par degrés, qui approchent et arrivent au ton d'un clapissement strident. Le jeune héros a compris : c'est la tribu qui rentre. ”
