Alexandre Weill, Contes d'amour [ : Le Prince Juste… (1856)
“ Qu'ils étaient amers et doux a la fois les adieux de Sigebert et de Rosemonde! Les pierres du palais en eussent pleuré si elles avaient eu des larmes. Sigebert s'arracha a la fin aux douces étreintes de sa bien-aimée, en lui répétant son serment que jamais une autre femme ne serait ni sa maîtresse ni son épouse. Bientôt les cris de guerre succédèrent aux cris du coeur. La bataille s'engagea à cinquante lieues de la capitale, et dès le premier choc Gottfried fut tué par un de ses anciens chevaliers, qui avait juré de laver la lâcheté de son roi dans le sang du lâche. ”
