Richard Wagner,
La Tétralogie de l'Anneau du Nibelung
“ Là, je vois le bouclier qui ne me protégera plus, lui qui protégeait les Héros! Là, j'aperçois le heaume qui m'a couvert la tête, le heaume, qui ne la couvrira plus!SIEGFRIEDEt moi, je suis venu sans bouclier: une vierge bénie m'a blessé au cœur;—sans casque, et une femme m'a blessé au front.BRÜNNHILDE, avec une mélancolie graduellement accrue.Je vois de la cuirasse l'étincelant acier: un Glaive affilé l'a tranchée en deux; grâce à lui, ma chair virginale est sans défense: sans sauvegarde, sans abri, sans fierté, je ne suis plus qu'une femme, rien qu'une triste femme! ”
