Élémir Bourges,
Crépuscule des dieux...
(1927)
“ Qu'il dormît sans crainte cependant; la maison lui était amie jusqu'à l'aurore; alors s'engagerait le combat, et point de merci au vaincu! La pâle Sieglinde sortit préparer le breuvage du soir ; Hunding, appesanti de colère et de fatigue, la suivit au lit nuptial. Maintenant Siegmund était seul; un silence chargé de passion l'enveloppe, tandis qu'il rêve au coin de l'àtre. La flamme peu à peu s'appâlit; une nuit plus profonde descend; la porte s'ouvre; c'est Sieglinde. Le Duc ressaisit sa lorgnette, et tous les regards attentifs étaient fixés sur la scène. ”
