Richard Wagner,
L’Anneau du Nibelung
“ Brunnhilde. Tienne à tout jamais, je le suis ! Siegfried. A tout jamais, dès ce moment ! Prise en mes bras, étreinte par moi, cœur contre cœur, lorsque tout brûle, feu des regards, flamme du souffle ardent, bouche à bouche, lèvre à lèvre, à moi te voici, ainsi que jadis et toujours ! J’ai dompté le souci de savoir si déjà Brunnhild est à moi. Brunnhilde. A toi déjà ? Calme divin, rugis en tempête ! Chaste clarté, brûle en fournaise ! Science des cieux, tu fuis loin de moi ! Ivre, l’amour te chasse à jamais. A toi déjà ? Siegfried ! Siegfried ! ”
