Résumé

Portrait de Edmond Locard Edmond Locard Revue Musicale de Lyon 1903-12-22…

À ce désespoir, à cette fin prochaine, un seul remède : effacer la Malédiction qui pèse sur le monde, sans quoi les dieux mêmes vont périr. Que Brünnhilde rende aux filles du Rhin, l’anneau maudit par Alberich, et le monde sera purifié : le Rhin à jamais gardera l’Or. Mais cet anneau, c’est le gage d’amour que Siegfried partant a laissé à son épouse. Rien ne peut décider la Walküre à le livrer. L’amour des héros est plus pour elle que la vie même du dieu. Que le monde s’abîme, que tout périsse, elle ne livrera point le gage de sa foi.
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Wotan, en enlevant au frêne Ygdrasil la branche dont il fit sa lance, a blessé l’arbre sacré ; celui-ci, desséché, n’abrite plus la source sainte où les dieux puisaient la sagesse. Wotan alors, le fit abattre par les guerriers qui peuplent le Walhalla : des branches on fait un bûcher grandiose. Un jour Loge, le feu, allumera ce brasier et tout sera détruit. Une malédiction est sur le monde, depuis qu’Alberich a volé l’or pur du Rhin, et en a forgé l’anneau fatal. Siegfried a été suscité pour venger les dieux.
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Dès les premières paroles de Hagen à Siegfried, le thème de la malédiction d’Albérich a retenti, lugubre présage, prophétisant l’assassinat du fils des dieux par le fils du Nibelung.
Aux souhaits de bienvenue de Gunther, soulignés par le thème claironnant des Gibichungen, Siegfried répond : « Sans terre ni gens, je viens à toi, je n’ai ni château ni cour, j’ai mon corps seulement qu’use à son gré la vie : j’ai seulement l’épée que moi-même j’ai faite. »
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